...
Expatriation en Californie

Ce que l’expatriation apprend à mon enfant

Ezra est né en Belgique mais a vécu la majorité de sa vie en Californie. Dans un autre pays que le sien et dans une autre langue que la sienne. Nous avons quitté la Belgique lorsqu’il avait 18 mois. Il a 4 ans et demi aujourd’hui. Voici tout ce que l’expatriation apprend à mon enfant. Peut-être que ça vous donnera, à vous aussi, l’envie de sauter le pas et de vivre cette belle aventure en famille?

Rejoignez-moi sur Instagram et sur Facebook 

L’expatriation apprend à mon enfant que les murs n’avaient que peu d’importance

Ce ne sont pas les murs qui font un foyer, mais les gens qui s’y trouvent. Depuis sa naissance, on a déménagé souvent. Parfois, dans la joie, parfois, à contre cœur. On lui a appris que peu importe où il habitait, l’important c’était de s’y sentir bien, le temps que ça durerait. Il sait qu’il est chez lui, partout où ses parents sont. La chaleur d’un foyer ne réside pas dans une accumulation de biens matériels mais dans la chaleur de nos bras et les expériences qu’on vit ensemble.

Lisez aussi: Les trois questions à se poser avant d’oser l’expatriation

L’expatriation apprend la curiosité à mon enfant

Quand on s’installe ailleurs, on y va souvent dans l’idée de voir du pays. On bouge, on prend des avions comme on prend le bus, on ne passe jamais un week-end à ne rien faire et même quand on ne fait rien, on le fait dans un univers différent de celui dans lequel on a grandi. Mon fils ne se lève pas une seule journée sans nous demander avec l’œil qui frise: qu’est-ce qu’on fait aujourd’hui? Il est avide de découvertes, de nouveautés. Et même si c’est propre à son âge, je crois que c’est renforcé par notre façon de vivre.

Expatrié, mon enfant a appris une autre langue

Le français a été progressivement remplacé par l’anglais dans son quotidien. Il tâtonnait évidemment au début, on avait dû donner à son institutrice quelques mots de vocabulaire en français afin qu’elle comprenne l’essentiel. Mais il a très vite pris le pli et s’est mis à parler avec aisance. Ce qui est chouette quand ils sont petits, c’est qu’ils n’ont aucune retenue ou angoisse de se tromper. Du coup, ils se lancent sans réfléchir et ils progressent beaucoup plus vite que n’importe quel adulte pétrifié à l’idée d’être jugé.

Lisez aussi: Les choses qui m’étonnent tous les jours en Californie

Expatrié, mon enfant apprend à voir les choses en grand

Malgré ce qu’on nous fait croire, on se rend compte très vite que l’expatriation, en terme pratique, n’est pas si difficile. Je ne parle pas ici de l’adaptation et de comment on supporte l’éloignement avec ses proches et sa culture. C’est une autre question. Mais en terme pratique, je ne connais aucun expatrié qui n’y est pas arrivé. Ça ouvre subitement le champ des possibles. On se dit qu’ici ou ailleurs, on arrivera à gérer et que s’il nous vient l’envie de tout quitter pour l’Australie, on devrait pouvoir relever le défi aussi. Le plus dur, finalement, c’est de ne pas s’emballer.

L’expatriation apprend à mon enfant la solitude

On est beaucoup en famille et se recréer un cercle d’amis proches, ce n’est pas évident. Du coup, il apprend à s’occuper seul, à faire fonctionner son imaginaire, il se plonge dans des bouquins, construit des circuits de trains géants à travers toute la maison. Il sait quoi faire du temps qu’il a devant lui. Certains trouveront ça triste, je trouve que ça enrichit sa vie intérieure. Il n’est, pour l’instant, influencé par aucun autre enfant: ce qu’il aime ou non, il ne le doit qu’à lui-même. Et je trouve ça assez impressionnant.


Soutiens-moi, paie-moi un caféSoutiens-moi, paie-moi un café
.

(1 commentaire)

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :