...
Californie

Mon trip en camping-car en Californie à 1 dollar/nuit: mes fantasmes vs la réalité

La Californie est l’endroit rêvé pour s’essayer au voyage au camping-car. Les routes sont larges, la conduite facile et les paysages incroyables. Depuis notre installation en Californie, le trip en RV (pour Recreational Vehicule) faisait partie de notre liste des choses à faire. On a décidé de (re)faire la Pacific Coast Highway, cette fameuse route panoramique qui serpente le long de l’océan, en camping-car. On a remonté la côte entre Los Angeles et San Francisco et on a dormi quatre nuits dans un camping-car absolument gigantesque. Voici ce que j’imaginais sur le voyage en camping-car et la réalité.

Rejoignez-moi sur Instagram et Facebook

J’imaginais ressentir un vrai sentiment de liberté

En réalité, ça ne s’est pas passé comme ça. Pas tout à fait. D’abord, j’ai eu peur de la taille du camping-car. Nous sommes passés par Apollo RV pour la réservation et le site Imoova.com. C’était une bonne affaire assez incroyable. On a loué notre camping-car pour 1 dollar par nuit. Non, je n’ai pas oublié de zéro! Il s’agit en fait de relocation. On prend le CC à un endroit pour le déposer à un autre, selon les besoins de l’entreprise. Vu qu’on leur rend service en ramenant le CC à bon port, ils nous font la location pour 1 dollar symbolique. Je vous explique tout ça dans la vidéo ci-dessous.

camping-car Californie

À voir sur YouTube: Premier trip en Californie: les 5 erreurs habituelles

Le système étant un peu différent qu’une réservation traditionnelle de camping-car en Californie, on n’a pas choisi notre véhicule, on a pris ce qui était disponible. On savait qu’il y aurait de la place pour trois et c’est à peu près tout ce qui nous importait. Mais quand j’ai vu la longueur du RV qu’on nous avait attribué, j’ai un peu paniqué. Il y avait de la place pour y dormir à 9! Au final, je ne l’ai pas conduit, j’ai laissé mon homme gérer le volant. La taille du véhicule fait que ça gâchait un peu le sentiment de liberté.

En effet, on ne passe évidemment pas inaperçus, on a vite l’impression de déranger et on ne sait pas s’arrêter où bon nous semble tant on prend de la place. Moi qui imaginais un trip un peu sauvage, j’avais l’impression d’être une tortue, avec toute ma maison sur le dos. Je pense que je me serais sentie plus libre sur la route des parcs nationaux, par exemple, avec des routes plus larges et moins fréquentées. Ici, on était entre Noël et nouvel an sur la Pacific Coast Highway aussi chargée qu’un lundi matin sur le ring de Bruxelles. Ça n’a pas aidé.

A lire aussi: J’ai fait la meilleure attraction de ma vie au parc Universal Studios Hollywood

Mais il y a eu quelques moments de pur bonheur. Je pense par exemple à la nuit où nous avons dormi gratuitement dans un parc, à quelques mètres de l’océan. Pendant la nuit, on entendait les vagues fouetter les rochers et au réveil, la petite fenêtre de notre chambre donnait directement sur le Pacifique. J’avais l’impression que le monde m’appartenait et que toute sa beauté m’était uniquement réservée. C’était assez génial.

coucher de soleil depuis le camping car en Californie
Par la fenêtre du camping-car, la deuxième nuit de notre trip.

Je pensais ne pas me doucher pendant quatre jours

Je m’étais déjà fait à l’idée de la toilette de chat à l’évier des toilettes d’un supermarché. Notre camping-car était, en fait, aussi confortable qu’une habitation moderne. Il disposait d’une cuisine full équipée avec un four, un micro-ondes, un frigo et des taques de cuisson, d’une salle de bain avec une douche, un évier et des toilettes. D’une vraie chambre parentale avec des placards pour ranger ses vêtements.

A lire aussi: Doggy bag, eau gratuite, Coca à volonté: le restaurant en Californie

Il y avait aussi de l’eau chaude, du chauffage et de l’électricité. On avait payé un supplément pour en disposer : 20 dollars pour notre voyage de quatre jours. Détail assez incroyable : en appuyant sur un bouton près de la porte principale, l’un des murs du RV reculait et on gagnait encore plus d’espace. J’ai donc pu prendre ma douche sans souci et même sécher mes cheveux. Bref, j’étais au Ritz.



Je pensais qu’on pouvait dormir n’importe où gratuitement

On a réussi à dormir les quatre nuits sans rien payer. J’imaginais cependant couper le moteur du camping-car dans un coin perdu, face à un paysage de rêve, typique de Californie. Ce n’était pas vraiment la réalité.

Le premier soir, j’avais repéré un camping le long de l’océan à Ventura. La nuit était à 40 dollars mais on se disait que si c’était le long du Pacifique, pourquoi pas. C’était la première nuit, on tâtonnait encore. En réalité, il y avait plusieurs dizaines de RV parqués les uns à côté des autres et on était en contrebas de l’autoroute surchargée et bruyante. On entendait les voitures plus que les vagues. C’était vraiment triste. Et très sombre. Ils existaient des campings plus glamour dans la région mais aussi plus chers. Et je ne vois pas l’intérêt du camping-car si c’est pour, au final, payer le même prix qu’une chambre d’hôtel.

On avait donc dès le début prévu de dormir le plus possible gratuitement, quitte à opter pour des endroits moins jolis. On nous avait beaucoup parlé des parkings des grands magasins Walmart. Ils sont réputés comme étant très permissifs avec les camping-caristes. On peut normalement passer la nuit gratuitement sur leur parking. Sauf qu’à Ventura, le Walmart local l’interdisait et à Oakland aussi. Le camping-car et le Walmart, ça ne fait pas forcément bon ménage en Californie. Je suppose qu’il y en a trop, et qu’ils préfèrent limiter les possibilités de se faire envahir.

La première nuit, on a fini par dormir sur un parking commun à plusieurs magasins: un supermarché, un Burger King, un Subway, une onglerie, etc. J’avais demandé à une policière qui traversait le parking si on avait l’autorisation de rester là. Elle m’a dit que vu qu’aucun des magasins n’était responsable du parking en particulier, personne ne nous demanderait de dégager en pleine nuit. Un conseil bien avisé: personne ne nous a rien dit.

panneau interdiction de se garer à santa barbara

La deuxième nuit, on a trouvé un spot génial. C’était le parking d’un joli parc (le Goleta Beach Park) avec une plaine de jeux. Quelques emplacements étaient réservés aux RV (premiers arrivés, premiers servis) et on était à quelques pas de l’océan. L’endroit était signalé sur le site Freecampsites qui nous a beaucoup aidés lors de notre trip. On utilisait aussi les applications RV Parky et iOverlander. On n’a rien payé et la vue était parfaite. La troisième nuit, on était au niveau de Big Sur sur la Pacific Highway. Il y avait un monde fou. J’étais un peu gênée de prendre autant de place sur la route. On s’est arrêté pour manger au Big Sur River Inn Country Dining.

On ne s’est pas arrêtés pour la réputation des lieux, on s’est surtout arrêtés là parce qu’on pouvait se garer. On comptait bouger et finalement, le parking s’était vidé quand on est sortis et il faisait tellement sombre qu’on s’est dits que personne ne nous verrait. On a dormi là, le long d’une rivière. Il faisait très calme. Personne n’est venu nous dire quoique ce soit.

La quatrième nuit, la moins waouh de toutes: il pleuvait et on était à Oakland, pas très loin de l’endroit où on devait ramener le camping-car le lendemain matin. On a dormi sur un parking commun à plusieurs magasins, comme pour la première nuit.

camping-car Big Sur Californie

Je pensais que dormir n’importe où, ce n’était pas super safe

Je ne vais pas vous mentir. La première nuit, sur ce grand parking en pleine ville, je m’inquiétais des gens qui m’entouraient. Il y avait des sans-abris énervés, des voitures qui allaient et venaient. Je trouvais les bruits bizarres et je me suis endormie sur le qui-vive. La deuxième nuit, tandis que j’écoutais les vagues s’écraser avec fureur contre les rochers, j’étais moyen à l’aise. Il faisait nuit noire, il n’y avait aucun éclairage public et cette fois, je m’inquiétais parce que je trouvais qu’on était trop isolés.

En réalité, on n’a eu aucun souci. Je prenais toujours garde à bien fermer les petits rideaux du camping-car, comme une grosse flippée. Mais tout s’est bien passé. Oui, on était en camping-car mais bon, on était toujours en Californie et c’est l’un des États américains parmi les plus sécuritaires.

View this post on Instagram

Voyager en camping car de 10 mètres de long, ça a ses désavantages. Par exemple, pour se garer en ville, c’est quasi mission impossible, d’autant que plein de petites bourgades interdisent même leurs parkings payants aux véhicules de notre taille. Mais il y a un avantage, qui balaie tout le reste: c’est la liberté folle que ça permet. Ce soir, on dort gratos au bord de l’océan. On a regardé le soleil se coucher sans aucune urgence. On avait déjà trouvé notre spot pour la nuit. Là, j’entends les vagues rugir devant ma porte. On sera sûrement réveillé à l’aube par la lumière. Et je me réjouis tellement. ———————————— #rvtrip #rvcamping #santabarbara #campingcar #familytrip #voyagerenfamille #voyageenfamille #westcoastfamily #coteouest #highway101 #familyroadtrip #maviedefamille #exploretheglobe #exploreusa #californiatrip #californie #expatfamily #familleexpat #letstraveltoday #letstravelmore #travelgram #travelfamily #ontheroad #mamanblogueuse

A post shared by Déborah (@seayouson) on

Je pensais que voyager en camping-car c’était moins cher que d’aller à l’hôtel en Californie

Et que c’était pour ça que les gens choisissaient de voyager de cette façon-là! Mais en fait, non… Je vous en parle dans le détail dans la vidéo.

Si vous avez des questions sur le voyage en camping-car en Californie, n’hésitez pas à me les laisser sous ce post. Je vous répondrai avec plaisir.


Tu as aimé? Paie-moi un café!Tu as aimé? Paie-moi un café!
.
Los Angeles en famille
Publicités

un commentaire

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :