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Expatriation en Californie

Ce que je fais dans ma vie quotidienne en Californie que je ne ferais pas ailleurs

Quand on s’installe à l’autre bout du monde, on doit se faire à d’autres habitudes culturelles. On en adopte certaines sans réfléchir et avec joie et d’autres avec un peu d’appréhension ou de gêne. Il y a des choses que je ne ferais absolument pas en Belgique et que je fais désormais de façon tout à fait naturelle en Californie. Petits exemples en vrac qui illustrent, me semble-t-il, la vie quotidienne en Californie.

Sortir mes poubelles ou aller faire mes lessives en pyjama

En Belgique, j’avais tendance à vite enfiler un pantalon convenable pour aller ouvrir la porte au facteur. Ici, je papote avec mes voisins sans aucune gêne alors que je suis prête à aller dormir, déjà démaquillée et avec un chouchou dans les cheveux. Les Californiens n’ont aucun problème à aller faire leurs courses au supermarché en pyjama et ne parlons pas de ceux que je croise dans la file du Starbucks, tout juste sortis de leurs plumes, en pyj’ et avec la marque de l’oreiller sur la joue. Ça fait partie, je suppose, de ce côté californien tranquille au niveau vestimentaire. Chacun fait ce qu’il veut, sans que personne ne porte de jugement sur son choix vestimentaire (ou même capillaire) du jour. Je crois que, même si on me paie, je ne traverse pas Bruxelles en flanelle.

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Un câlin pour dire bonjour

En Belgique, on se dit bonjour en se faisant la bise. Ici, il y a deux écoles: soit on se serre la main, soit on serre l’autre dans ses bras. Cette deuxième option est réservée aux gens que l’on connaît. Pour être claire: ça ne me viendrait pas à l’idée de faire un câlin à l’institutrice de mon fils. Au début, j’étais un peu mal à l’aise, moi qui déteste le contact physique. Aujourd’hui, à force, je « hug » à tout va et je ne m’offusque plus quand ma poitrine s’écrase contre le torse d’un homme que je connais depuis deux heures. Ça fait partie des mœurs, que voulez-vous…

Déposer mon caddie n’importe où sur le parking du supermarché

Sur le parking du supermarché, je dépose parfois mon chariot n’importe où. En Belgique, il y a des espaces de rangement dédiés. On va y remettre son caddie pour récupérer sa monnaie, notamment. Ici, c’est free-style pour la simple et bonne raison que les caddies sont gratuits (sauf chez Aldi, supermarché européen). Pas besoin d’aller récupérer sa petite monnaie. Les gens sont peu nombreux à aller remettre leur chariot au bon endroit, ils les laissent à côté de leur emplacement de parking et ils s’en vont. C’est tout à fait permis. Le parking a généralement une taille gigantesque, du coup ça ne gêne personne. Je le fais rarement, mais pour des raisons logistiques, ça m’arrive de temps en temps. J’ai beau savoir que tout le monde le fait, je pars comme une voleuse, un peu gênée. Difficile de se débarrasser de plusieurs années de fréquentation du Delhaize Molière…

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Aller aux toilettes dans un lieu public sans angoisse

Dans ma vie quotidienne en Californie, j’ai une nouvelle habitude bien agréable: ici, quand on doit faire pipi, on va faire pipi. On n’angoisse pas à l’idée de demander à la dame du magasin si on peut faire usage de ses sanitaires. Il y a des toilettes partout, dans les parcs, à la plage, dans les supermarchés, accessibles à tout le monde, toujours propres et avec du papier toilette à disposition. Et en plus, elles sont gratuites. Au bout de deux ans et demi, j’hallucine encore. La Belgique, à ce niveau-là, est toujours à l’époque du Moyen-âge.

Mon fils avait voulu aller aux toilettes alors qu’on se trouvait dans une plaine de jeux de Woluwe, cet été. Le personnel du service de l’ONE, installé au bout de la plaine de jeux, avait refusé de le laisser accéder aux toilettes, alors qu’il n’y avait absolument personne dans les locaux. J’avais, pour ma part, refusé de quitter les lieux en leur expliquant que si elles restaient sur leur position, mon fils ferait ce qu’il doit faire devant elles, dans son pantalon. Ce n’est pas comme si j’avais un plan B. Elles ont fini par lui ouvrir la porte. Je leur ai expliqué que travailler à l’Office de la Naissance et de l’Enfance et refuser à un enfant un besoin primaire, c’était tout bonnement scandaleux.

Aller aux toilettes est naturel, tout le monde y va, même le Roi, même Brad Pitt, même ton patron, je ne vois pas pourquoi on doit encore quémander comme s’il s’agissait d’une faveur faite à son congénère. High five, chers amis californiens.

Sortir ma carte d’identité dès que je veux boire un coup

En Belgique, tu t’accoudes au bar, tu commandes une bière, personne ne te demandera jamais quel âge tu as. Ici, on ne rentre pas dans un bar sans sortir sa carte d’identité ou son passeport. On nous la demande à l’entrée de l’établissement. Je parais clairement plus que 21 ans, âge autorisé pour boire de l’alcool en Californie. Mais c’est comme ça. Il faut également prouver son âge si on achète une bouteille de vin au magasin. J’ai donc pris pour habitude de déposer mon passeport sur le tapis roulant ou de le présenter au videur à l’entrée du bar en lui disant bonjour. J’aimerais bien voir la tête du sorteur du Belga si je faisais pareil… Je crois qu’il me refuserait l’entrée de l’établissement en pensant que j’ai déjà trop bu.

Ce petit tour d’horizon de ma vie quotidienne en Californie vous a plu? Je continue ma liste dans la vidéo ci-dessous. Je vous parle du nombre de supermarchés anormalement élevés que je visite désormais quand je fais mes courses, du fait que j’ai appris à passer à table à l’heure où d’habitude, en Belgique, je prends le goûter, de l’anarchie complète qui règne à la pompe à essence (ça j’ai toujours du mal à m’y faire) et du pourquoi ma voisine m’a pris la tête parce que j’étais garée « à l’envers » sur ma place de parking privée…

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(9 commentaires)

    1. Je te jure. Pour Miami, aucune idée… Mais ici, j’en ai déjà vu chez Starbucks ou chez Target en pyj, tranquille. Et à l’approche de Noël, c’est encore plus fréquent. Genre, on est en vacances, pourquoi s’habiller. Je n’ai jamais tenté l’expérience mais Ezra a déjà été au supermarché en pyjama après une journée à l’école où tous les mômes devaient venir en pyjama.

  1. C’est exactement ce que je ressens ! La bas je suis décontracté et je suis partie à Walmart en pyjama avec mes cheveux luisants de mon bain d’huile tellement je me sens « comme à la maison »
    En Belgique et en France en tenue de sport je me fais déjà épier alors j’imagine même pas avec mon ensemble de nuit avec la marque de l’oreiller ou mon masque encore sur les cheveux .
    Les pipiroom n’en parlons même pas . Je me suis vue presque pleurer en France pour qu’on m’ouvre les toilettes d’un centre commercial déjà lui ouvert qui ouvraient 30 min après ( allez comprendre les toilettes ouvrent après ) ou en gare ou on a pas de monnaie et la dame pipi est intransigeante .
    Je te rassure je suis frontalière et la Belgique la France et le lux sont encore à l’époque du moyen âge à ce sujet . La bas au moins je n’ai pas peur de boire un litre d’eau car si j’ai une envie j’ai tjs une solution .
    Pour l’alcool je sais pas je ne bois pas mais j’ai remarqué en achetant des médicaments pour la toux qu’ils demandaient là pièce d’identité . Et je trouve ça tellement plus sécurisé que chez nous .
    Le seul truc ou les habitudes ne changent pas c’est de ramener le caddie à Walmart pour le monsieur qui travaille . ( je n’aime pas cette sensation de partir comme une voleuse )
    Mais sinon j’ai adoré ton article .

    1. Le caddie, je le fais peu. Mais ça m’est déjà arrivée parce que j’étais loin du truc de rangement, que j’étais chargée, mon fils nerveux… Bref… 😀

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