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Californie

Doggy bag, eau gratuite, Coca à volonté: le restaurant en Californie

Aller au restaurant dans un pays étranger est une expérience à part entière. On découvre les us et coutumes locaux, c’est un accélérateur de compréhension de la culture. Aller au restaurant en Californie n’a pas grand-chose à voir avec aller au resto en Belgique. Je ne dis pas que c’est mieux ou moins bien. Je vous dresse la liste des choses que j’ai constatées.

De l’eau du robinet gratuite

Premier exemple concret: alors que le procédé est débattu avec ardeur en Belgique, une carafe d’eau du robinet (« tap water ») pleine de glaçons est automatiquement déposée sur la table en Californie. Pas besoin de la demander, on vous l’apporte avant même de prendre votre commande.

Est-ce que ça nous empêche de commander autre chose à boire? Non, évidemment. C’est très rare que l’on se contente de cette eau rafraîchissante mais pas très excitante: si on va au resto, on a envie de se faire plaisir, non? En parlant de boissons, autre énorme différence: ici, les sodas et le café sont généralement servis à volonté gratuitement.

Soda à volonté

Au fast-food, il suffit de se lever pour aller se resservir. Dans un restaurant plus traditionnel en Californie, le serveur passe régulièrement pour vous proposer de remplir votre verre à nouveau (« refill »). C’est assez surprenant quand on vient d’Europe: le soda en lui-même est déjà géant par rapport aux classiques 33 centilitres qui nous sont servis en Belgique. Généralement, on ne prend qu’un verre de Coca pour deux et on ne passe même pas par la case refill.

Ruby's Diner en Californie

Service souriant et… rapide!

Le service, en Californie, est aussi souriant qu’il est rapide. Autant qu’il peut être désagréable et lent, chez nous… Il faut quitter le pays un certain temps pour se rendre compte que la rudesse de certains restaurateurs belges est proche de l’impolitesse. Quand on pousse la porte d’un établissement aux États-Unis, on attend qu’on nous place. On ne s’assied jamais où l’on veut. Et s’il n’y a pas de place, on attend. Du moins, l’Américain attend.

À Palm Springs, il y a un resto qui fait partie de la liste de mes envies depuis plusieurs mois mais il y a chaque fois plus d’une heure d’attente… Il ne prend pas de réservation. Il faut donc donner son nom à l’entrée et on nous appelle quand une table s’est libérée. À chaque fois, je vais voir ailleurs si j’y suis… Un jour, je prendrai la peine d’attendre. En espérant que le menu soit à la hauteur!

Le menu, justement, nous est apporté en même temps qu’on nous installe. Ainsi que les petits jouets, la pâte à modeler ou les crayons de couleur pour les enfants. La Californie est l’État américain le plus kids friendly: au restaurant, vous trouverez toujours de quoi occuper les enfants le temps du repas.

Si on m’avait dit un jour que cet enfant allait enfin manger un hamburger, je n’y aurais pas cru. 😅La bouffe, c’est quand même un sujet compliqué quand on a des enfants… Ezra a eu un appétit et une curiosité pour tout ce qui se mangeait tant que c’était mixé. Quand on est passé à la nourriture solide, tout s’est compliqué. Il s’est mis à trier, à chipoter, à tourner la tête, à faire la moue à table. Ensuite, il a décidé de ne manger que des spaghettis sauce tomate, du fromage et de la soupe. Pour être sûr qu’il ait sa dose quotidienne de fruits, on ajoutait des smoothies maison, servis dans une petite pochette réutilisable (lien d’achat en bio, ça peut aider celles dans la même galère que moi à l’époque). Et puis, subitement, il s’est mis à goûter. C’était il y a un mois, un peu après ses trois ans, et il n’arrête plus: des raisins, des pommes en morceaux, un peu de viande… Je n’en revenais pas et je n’en reviens toujours pas. 😱 Désormais, au resto, il a donc le droit de choisir un petit plat rien que pour lui. Et chaque fois qu’il mord dans son hamburger, j’ai envie d’applaudir… 👏 Bref, comme d’hab, je me rends compte que c’est définitivement mon message ici: si vous avez envie de vous taper la tête sur les murs parce que votre enfant ne mange rien, sachez qu’en plus du fait qu’un enfant ne se laisse pas mourir de faim, il y a de grandes chances que ça passe… Sans prévenir, sans raison. 💪 ——– #funnykid #smiling #hamburger #frenchfries #kidsmenu #happychild #resto #mondaymotivation #motherhoodthroughinstagram #momblogger #childhood #enfance #menuenfant #frites #lunchtimefun @eurekaindianwells #indianwells #california #expatlife #foodaholic #expat #blogueusebelge #mamanblogueuse

241 Likes, 16 Comments – Déborah (@seayouson) on Instagram: « Si on m’avait dit un jour que cet enfant allait enfin manger un hamburger, je n’y aurais pas cru…. »

Oppressant?

Une fois les plats déposés à table, les serveurs passeront plusieurs fois nous demander si « tout se passe bien » ou si on a besoin de quelque chose. Au début, on se sent sous pression. Durant nos premières semaines ici, j’avais l’impression d’être poussée à manger vite. D’autant que, dans un restaurant en Californie, la table n’est jamais débarrassée d’un coup d’un seul. Les assiettes sont emportées au fur et à mesure qu’elles se vident. C’est un peu oppressant quand on n’a pas l’habitude. L’addition est apportée avant même qu’on ait avalé la dernière bouchée. Grossier? Déstabilisant, surtout. Il y a une explication…

Le pourboire est obligatoire

Aux États-Unis, les serveurs ont un salaire fixe anecdotique. Ils sont payés au « tip », soit aux pourboire, qui est, et c’est encore une différence avec la Belgique, obligatoire. On ajoute, en moyenne, 18% de la note en guise de pourboire, 3% de moins si on n’est pas content et 2% de plus, si le serveur a été particulièrement agréable. Oui, on met un pourboire AUSSI quand on n’est pas content. C’est comme ça.

En cash, on rajoute les quelques dollars nécessaires à l’addition, et si on paie par carte, le serveur viendra à vous avec l’appareil et vous devrez rajouter le montant du pourboire manuellement directement sur la machine. Ou alors, il prend l’empreinte de votre carte et il revient avec un papier à signer sur lequel vous devez indiquer le montant que vous désirez mettre. Il encaissera le montant global après la signature.

Ce principe du pourboire explique la sympathie des serveurs dont je vous parlais plus haut et leur volonté de « faire du volume ». Plus il y a de clients, plus il y a de pourboires. Il faut que ça tourne. L’Américain traîne, de toute façon, bien moins longtemps à table que ses camarades européens. Je vous en avais parlé ici. Il est question d’efficacité et de rentabilité.

Sachez encore que les prix affichés sont toujours, toujours, affichés hors taxes. Le prix est donc plus élevé que celui que l’on croit puisqu’on doit y ajouter cette taxe, qui varie selon les États, et le pourboire.

La quantité… plutôt que la qualité?

Autre différence notable entre un restaurant en Californie et un restaurant en Belgique: les quantités. Je vous mets au défi de finir votre assiette aux États-Unis. Les plats sont gigantesques et il n’est pas rare de les partager. Là encore, si vous prenez un plat pour deux, personne ne vous fera savoir que ça ne se fait pas… Le client est roi. L’adage est vrai aux States.

Petite remarque de langage: sur un menu américain, le mot « Entree » fait en fait référence au plat principal. Il faut le savoir.

Ce que j’aime bien aux États-Unis, c’est qu’il n’y a jamais d’exagération dans les quantités. 😂 Je vous raconte même pas la joie d’Ezra quand il a vu la pizza arriver sur la table. 😆 C’est notre petite adresse pas chère à Rodeo Drive, le quartier ultra chic de Beverly Hills où Julia Roberts fait son shopping dans « Pretty Woman » et où je me rends régulièrement pour le travail. La pizzeria @mulberrypizzabeverly est en plein cœur du quartier huppé mais c’est une adresse détendue. Les pizzas sont parmi les plus correctes que j’ai mangées aux Etats-Unis et on les sert aussi à la slice. On l’a mangée dans la lumière splendide de fin de journée en regardant les grosses voitures passer. C’était parfait. —————- #pizza #pizzalover #beverlyhills #losangeles #californiaroadtrip #californie #expatlife #expatfamily #happykid #smilingchild #streetfood #italianfood #manger #blogueusebelge #belgianblogger #atable #beingmom #etremaman #merefils #viedemere #funnykid #maviedemaman #jeunemaman #motherland #instafood #pornfood #pornfoodlovers

353 Likes, 34 Comments – Déborah (@seayouson) on Instagram: « Ce que j’aime bien aux États-Unis, c’est qu’il n’y a jamais d’exagération dans les quantités. 😂 Je… »

On emporte les restes sans gêne

Là où le Belge est encore frileux à l’idée de demander ce qu’il n’a pas mangé à emporter, l’Américain n’a aucune gêne à l’idée de demander un « doggy bag ». En Belgique, on a peur de passer pour un radin et le « doggy bag » a même été rebaptisé « Rest O Pack » pour détendre le client mal à l’aise. En Belgique, des autocollants ont aussi été apposés sur les vitrines des restaurants qui encouragent le doggy bag. Et même avec ça, je ne pense pas que le principe ait beaucoup d’adeptes…

En Californie, tout le monde le fait, sans rougir. On l’a encore fait hier quand Ezra avait demandé des macaronis au fromage pour finir par ne pas les manger… Le restaurateur propose parfois de lui-même de vous emballer les restes.

Trop gras, trop sucré, trop salé

Le vrai problème du restaurant en Californie, c’est finalement… la nourriture. Ce qui est quand même délicat, vous en conviendrez. Ça manque de finesse, c’est souvent trop gras, trop salé ou trop sucré. La quantité l’emporte toujours sur la qualité. Oubliez les spécialités locales, les fromages qui ont du goût en fin de repas, les épices variées et dosées à la perfection… En Californie, les menus au restaurant se composent souvent d’hamburgers, de pizzas, de choux de Bruxelles (hé oui!), de tacos et autres quesadillas, de brocolis et d’avocats. Ca manque de variété.

Enfin, les restaurants ont généralement assez peu de charme. Les Américains adorent les chaînes: ça les rassure de trouver la même enseigne d’un bout à l’autre du continent. Pour les petites adresses indépendantes et locales, on repassera.

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(7 commentaires)

  1. Tiens, c’est drôle, pour le pourboire, ça ressemble beaucoup aux usages allemands. On doit annoncer le montant du pourboire en même temps qu’on paye. Par exemple, si je dois payer 17€, je donne un billet de 20€ et je vais dire 18€ si je laisse un euro de pourboire. Mais le pourboire n’est pas obligatoire ici.

  2. Entièrement d’accord avec l’article 🙂
    Par contre la gentillesse forcée des serveurs est tellement fake et hypocrite que cela m’exapère!
    Je préfère payer mon eau, avoir un serveur qui n’est pas une lavette et avoir la chance de manger de la qualité 😉

  3. Tous les Américains que je connais sont ravis de manger dans un restaurant belge. Au moins, ils ont l’impression de convivialité… Ils ne sont pas oppressés pour quitter la table comme aux States, où le time is money prime… Ok pour la carafe d’eau, on devrait faire la même chose en Belgique car le prix de la bouteille d’eau est vraiment exagéré, par contre mettre les softs sucrés à volonté, pas très malin…

  4. Du temps où je passais une partie de ma vie professionnelle aux US, la règle pour le tip était 15% si satisfait, et variable et libre pour les autres situations. Mon manager a un jour donné … 0% tellement la serveuse se foutait de notre tronche.
    Pour les sodas, gratuit peut-être mais 80% de glaçons.
    Quant au contenu de l’ assiette, l’ auteure choisit peut-être mal ses restos. Ils sont aussi variés que chez nous. Du Hooter’s au gastronomique. Entre les deux, des chaînes comme les « Long Horn » ou « Red Lobster » sont acceptables et pas chères.

  5. Manger des quantités énormes, boire des limonades hyper-sucrées, ne pas savoir combien on va devoir payer, devoir donner un pourboire quand on n’est pas content… Non merci, ça ne me fait pas envie du tout !

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