Mère mais pas que

Les (dés)avantages du télétravail: la vérité, rien que la vérité

On a tous repris le turbin. L’occasion pour moi de mettre le doigt sur un mythe. Il y a dix ans, j’ai signé mon contrat et j’ai cru avoir touché le paradis des doigts quand on m’a annoncé que je pouvais télétravailler. J’imaginais aménager mes horaires, éviter les embouteillages et les collègues pénibles. Je me voyais déjà travailler dans un espace aménagé selon mes goûts, épuré, bien pensé ; prendre un thé en regardant la pluie tomber et ne pas devoir faire semblant d’aimer le café à l’espace dédié, point de rassemblement des salariés épuisés. Et puis la réalité s’est confrontée à mon imagination et après autant d’années, après avoir testé la chose célibataire, en couple sans enfant comme avec, j’ai eu le temps de bien analyser la question. Le télétravail est un mirage, il n’est pas du tout ce que l’on croit. Du moins pas toujours.

Rêve

Tu vas pouvoir organiser tes journées de travail, commencer et finir quand tu veux et même prendre un café au milieu.

Réalité

Le télétravail est basé sur la confiance. Mais tu as à peine le temps de savourer ce sentiment de liberté: dès le premier collègue qui en abuse, ça ne manque jamais, on se met à te fliquer. Tu deviens pro dans l’art de la justification, tu as l’impression que ta productivité est épiée et tu peaufines ta paranoïa pourtant déjà bien installée. La messagerie interne qui rassemble les électrons libres travaillant à la maison et sur laquelle il est obligatoire de se connecter est une traîtresse : elle se met en veille après un certain nombre de minutes d’inactivité. Je suis donc vissée à mon bureau, de peur qu’à distance quelqu’un devine mon absence.

Rêve

Tu vas avoir du temps pour toi.

Réalité

Les gens pensent en tout cas que tu as du temps pour eux. La preuve ? Ta copine qui « passait juste déposer un truc » est encore là une heure plus tard. Je lui dis comment poliment qu’en fait, j’ai un truc à finir avant 18 heures sous peine de devoir bosser ce soir et de ne pas pouvoir regarder « The Crown » en paix ? Ben, je lui dis pas. Et je me plombe une soirée de plus.

Rêve

Tes matins sont réinventés. Toi qui jouais la montre à chaque réveil depuis l’université, tu prends le temps de te doucher, de petit-déjeuner, de t’installer avant de débuter ta journée. Qui commence du coup sous les meilleurs auspices.

Réalité

Avant, je n’avais pas d’enfant et j’enchaînais les virées nocturnes. Je ne rentrais pas forcément tard mais j’étais généralement crevée de la veille et je grappillais jusqu’à la dernière seconde de sommeil. Il m’est arrivé d’éteindre mon réveil pour allumer mon ordi sans même ouvrir le deuxième œil. Je bossais depuis mon lit, complètement dans le cake, avec une haleine douteuse et les cheveux en bataille. J’ai parfois annulé des rendez-vous professionnels en prétextant un empêchement alors que mon excuse était juste celle d’être encore en pyjama à 14 heures. Tant qu’on est dans la confession : j’ai déjà discuté business au téléphone à moitié habillée (ou à moitié nue, c’est selon). J’appelais depuis mon canapé mais non, je n’ai pas eu de promotion. Le télétravail peut très vite t’enlever toute dignité. Puis, j’ai eu un enfant. On s’est dit : « C’est pratique ». C’est en fait plutôt l’arnaque.

Rêve

Tu auras du temps pour t’occuper de ton enfant.

Réalité

Le matin, ce n’est pas vraiment moins la course qu’ailleurs. Partant du principe que celui qui télétravaille « a du temps », c’est évidemment toi qui vas conduire l’enfant à la crèche ou à l’école et évidemment toi qui vas l’y rechercher. C’est encore toi qu’on appelle quand il a un frisson ou qu’il éternue de travers et toi qui t’en occupes quand il est malade en faisant semblant d’être efficace. Quand la fin de journée arrive, tu éteindrais bien ton ordi mais « tu bosses de chez toi, tu ne vas pas en plus te permettre de ne pas réagir en cas d’urgence ». Le télétravail est présenté comme l’avantage du siècle mais on te met une pression d’enfer pour le mériter. Du coup, tu t’occupes de ton enfant en gardant un œil sur l’écran et tu vires schizophrène en trois jours, trois mois, trois ans, selon ton degré de résistance. Mais les jours où tout glisse sur toi, où la culpabilité ne t’étrangle pas, c’est vrai que les matins en famille sont plus doux pour peu que la crèche ou l’école soit à quelques pas. Quand la majorité des enfants galopent dès 7 heures, le mien peut dormir deux heures de plus et même avoir le temps de jouer un peu avant de démarrer pour sa petite journée. Ces quelques heures de gagnées dans la frénésie quotidienne sont un vrai bonheur. De ceux qui vous tricotent de jolis souvenirs d’enfance. Je vois mon fils grandir un peu plus que la moyenne des mamans et quand j’arrive à m’en rendre compte et à en profiter (j’essaie que ça soit le plus souvent possible), c’est très agréable.

Rêve

Fini les collègues boulet.

Réalité

Fini les collègues tout court en fait. Dix ans de télétravail m’ont probablement rendue totalement inapte à la vie en société. Je ne sais plus comment on s’adresse aux gens avant dix heures du matin. Je ne sais plus dire tout haut ce que j’ai sur le cœur, je perds mes moyens pendant les réunions « in the real life » mais je maîtrise tout à fait mes effets par mail. Comment progresser dans la société et être au courant des derniers ragots, des départs et des changements à venir quand on n’y est plus jamais ?

Rêve

Fini les coquillettes de la cantine et le jambon-beurre un peu triste. Tu vas désormais manger coloré, sain, inventif.

Réalité

Le supermarché, la boulangerie, le boucher, c’est comme la salle de sport : vu que tu ne sors plus de chez toi, aucun n’est sur ta route. Il faut donc convoquer une énergie folle pour atteindre l’un des endroits qui te permettrait de te nourrir. Souvent, d’ailleurs, je ne la trouve pas. Je mange les restes, les pâtes de la veille, le dernier morceau de fromage, le tout arrosé d’un fond de Coca plat. La cantine, finalement, c’était presque un peu le Club Med.

Rêve

Tu auras un espace de travail impeccable. Ton ordi sera posé au centre de la table, il y aura quelques affiches aux mantras stimulants au mur, une plante verte, un pot en bambou pour accueillir des crayons et un carnet dans lequel tu ne feras aucune rature.

Réalité

Je vous liste les choses qui traînent sur mon bureau au moment d’écrire ces lignes : le flacon de parfum de mon homme, un guide de voyage, le T-shirt chiffonné de mon fils, des câbles dans tous les sens, deux petites voitures, autant de téléphones, un sifflet, un carnet aux pages déchirées et vilainement noircies, un pot de plasticine, les factures du mois à payer, une bouteille d’eau vide couchée sur son flanc. No comment.

Rêve

Tu vas éviter le trafic matinal infernal.

Réalité

Je confirme. Pendant que ça bouchonne, que ça klaxonne, que ça peste, que ça a du retard et des ulcères, je dors encore ou à peu près. Je bougerai quand la ville aura fini de s’agiter.

Rêve

Quand il pleut, tu peux rester chez toi.

Réalité

La pluie est un état permanent en Belgique. Oui, je peux regarder les gouttes s’écraser sur la vitre du salon toute la journée, enroulée dans un plaid, je ne suis pas forcément obligée de sortir. Ca vaut aussi quand il y a un rayon de soleil… Je peux me poser sur le balcon ou dans le jardin quelques minutes ou plusieurs heures. Et là, quand je suis au diapason avec la météo, que le silence prend toute la place, je me dis que le télétravail a probablement plus de bons côtés que de mauvais. Et vous, vous bossez de chez vous ou ailleurs?

(21 commentaires)

  1. C’est marrant, c’est assez proche de ce que je ressens en tant que prof: les gens ne voient souvent que la partie « publique » de notre travail, les heures de cours et réunions diverses et variées. Mais tout le travail de préparation se fait en dehors. Cela donne du coup souvent des mauvais réflexes « toi qui finis tôt, à 17h, tu pourrais t’occuper de … » mais du coup, ce travail de préparation doit bien être fait quand même à un moment ou un autre. C’est comme ça qu’on corrige des copies à 23h, qu’on prépare des cours le dimanche ou qu’on appelle des parents à 19h un vendredi soir. Franchement, parfois, je rêverais d’avoir des horaires « de bureau », car parfois toute la vie devient vite envahie par le boulot. Mais on est libres de son emploi du temps.
    On a toujours les inconvénients des avantages 🙂

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  2. J’ai cliqué sur le lien depuis Hellocoton car le titre m’a intrigué … car j’ai une expérience complètement différente :/
    J’ai aussi la chance de pouvoir télétravailler. Et pour le coup, je trouve que c’est vraiment une chance. Si j’ai une journée chargée, je peux travailler de façon plus efficace, sans collègue qui m’interrompt ; si c’est une journée light, au lieu de faire du présentéisme, je peux lancer une machine (voire me mater une série). Si une copine s’incruste … ? Ben, je lui dis gentiment « en revanche désolée mais tu sais que je dois travailler… » et elle part. Je peux dormir une heure de plus ! Si je dois passer à la poste / la banque / récupérer un colis, inutile de poser un jour de congé, j’y vais entre midi et 2 au lieu de poireauter à la cantine. J’envoie toujours mon taff en temps et en heure, personne ne m’a jamais sous-entendu que je glandais quand j’étais chez moi. Ca m’est arrivé de bosser en pyjama, mais je le vis très bien… Et le soir si je veux sortir, je suis motivée au lieu d’être déjà épuisée de mes 2h quotidiennes de trajet.
    Je pourrais continuer encore longtemps … ! Le seul point où je suis d’accord, c’est que ça peut manquer de voir les collègues, voire ça peut jouer contre nous pour notre carrière ; donc j’essaie de me forcer à aller au taff au moins un jour par semaine, mais c’est pas évident de se motiver .. !
    Peut-être qu’à force d’en profiter, tu ne vois plus les bons côtés ? Imagine que désormais tu étais obligée d’aller tous les jours au bureau.. ! Bon courage 🙂

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    1. En fait je suis d’accord avec tout ça mais visiblement ca ne transparaît pas tout à fait. 😄 J’adooore le télétravail mais j’ai plutôt axé sur les trucs auxquels on ne pense pas du premier coup… (par contre le télétravail avec un enfant = HELP!) Bonne journee de travail de rêve du coup! 🙂

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  3. Le télétravail, je le pratique très peu. Du coup, quand je le fais je suis hyper contente et n’ai que les bons côtés. Je ne pourrais le pratiquer tous les jours, car j’ai besoin d’une coupure boulot / maison et de voir mes collègues. Mais qu’est ce qu’on avance plus vite en comparaison de l’open space !!

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    1. C’est clair: en open space, impossible de me concentrer… Chez moi, je travaille dans le silence le plus complet. Je n’arrive plus à ne pas me laisser distraire par le bruit environnant. Je suis bien plus efficace à la maison!

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  4. Tout à fait d’accord avec toi (je découvre ton blog d’ailleurs) ! Bon en fait moi c’est pas vraiment du télétravail que je fais, c’est plutôt de la télé-recherche d’emploi. J’ai soutenu ma thèse de doctorat l’année dernière et je cherche du taf comme chercheuse à l’université. Et dans la recherche, on ne s’arrête jamais de travailler : je dois candidater à des conférences, écrire des articles, bref, continuer ma recherche pour agrandir mon CV et avoir une chance de trouver un boulot. Et donc tout ça à la maison, avec toutes les frustrations que tu mentionnes, dans lesquelles je me retrouve tout à fait !

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  5. Bonjour,

    Je suis assez surpris par votre article…

    Je n’ai pas pour habitude de prendre le temps de répondre à des articles de blog, mais sur votre article, je dois vous avouer que c’est la première fois que je vais m’arréter pour écrire ce qui me viens en tête.

    JE VOULAIS ÊTRE A MON COMPTE

    Quand j’ai fini mes études à 24 ans, je n’ai malheureusement jamais eu de chance pour être recruter en CDI. Que des CDD. Je me suis dit que je vais me mettre à mon compte, comme ça, j’aurais du temps libre et je gèrerais mon temps comme bon me semble.

    En réalité

    Être à son compte vous prends plus de temps. Vous vous retrouver à travailler même le weekend car vous avez des délais à respecter. Et si vous ne respectez pas les délais, vous ne serez pas payé, et vous aurez du mal à payer vos factures. Et oui ! Car vous n’avez plus de patron pour vous assurer votre petit chèque en fin de mois et pour payer vos factures. Pire encore, vous êtes à votre compte, par conséquent, vous serez par moment obligez de vous plier aux horaires de certains de vos clients qui pour certains ne sont disponible que en fin de journée ou les weekends 😉

    JE VOULAIS UN CDI EN TELETRAVAIL

    L’emploi du temps du FREELANCE et son rêve de liberté n’était donc qu’un mythe ! J’ai donc arréter de travailler en FREELANCE et je suis parti faire un break en Asie pendant 6 mois.
    Quelque temps après mon retour en France, j’ai eu mon premier CDI à mes 28 ans. Cerise sur le gateau, c’était du télétravail et je pouvais gérer des clients à distance. Je me suis dit que la belle vie va alors commencer. J’aurais du temps pour moi et enfin un emploi du temps qui me convient.

    En réalité

    Bin en réalité, c’est exactement ce que vous avez écrit dans votre article. Le silence du temps devient même assourdissant par moment. Et c’est d’autant plus frustrant quand on pense que vous n’avez rien foutu de chez vous juste parce qu’au faites il n’y a pas eu d’échange d’emails dans la journée pour laisser la trace d’une action.

    JE VOULAIS ÊTRE DIGITAL NOMADE

    J’étais arrivé à un point ou je me suis dit que le mode de travail que je kifferais serait ceux des digitals nomades. Bin oui, ces gens qui vivent d’une activité sur internet et qui passent leur temps à voyager. La belle vie quoi !

    En réalité

    J’ai aussi travaillé comme DIGITAL NOMADE. Bin au faites… je vous invite à lire cet article https://goo.gl/cn86mN et cet article https://goo.gl/i9NU6r de ces deux digitales nomades qui vont vous donner un aperçu de ce que c’est cette vie. Vous pouvez facilement vous retrouver sur une belle plage mais impossible de vraiment profiter du paysage car vous avez tout de même des délais à respecter en terme de timing, ou encore vous devez avoir les yeux scotcher sur vos mails pour répondre à une tiers personne. Il a même des périodes ou vous devrez travailler 15heure par jour pour accomplir certaines taches car vous êtes sensé être une personne autonome et autodidacte.

    JE VOULAIS… JE VOULAIS… JE VOULAIS…

    Aujourd’hui, j’ai 31 ans. A vrai dire, quand je fais le point, j’ai réussi à avoir tout ce que je voulais en terme de mode de vie. Et à vrai dire, si je peux me permettre, je comprends juste une chose : la vie c’est du changement. Rien n’est stable, rien n’est figé dans le temps, et tout est en mouvement. Et à vrai dire, si tout était si parfait comme dans un rêve, bin on se ferait vraiment ch@*r (oups pardon !) à matter tous les jours son propre rêve.
    La ou je veux en venir, c’est que le temps en est une valeur précieuse qui se perd et ne se rachète pas. Si vous avez l’opportunité d’en avoir plus que d’autre, payez vous donc le luxe de faire par jour (et rien que pour vous) une petite chose que vous aimez ou une chose qui vous donne envie. Vous verez, c’est là l’avantage du télétravail ou de travailler sans des collègues semblabes à des co-détenu dans une même boite 😉

    PS: désolé pour ce long commentaire, j’ai juste réagi 😉

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  6. J’adore ton article ! Je suis convaincue de tous ces désavantages et je ne pourrais pas bosser tout le temps de chez moi. Surtout que je suis habitué aux chouettes collègues qui rendent supportable certaines journées difficiles ou ennuyeuses. Mais une ou deux fois/semaine, juste histoire d’éviter 2h de métro stressant, je ne suis pas contre !

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  7. Excellent topic! Le télétravail symbolise effectivement un important gain d’argent aux yeux des employeurs. Les télétravailleurs ne sont pas les seuls à bénéficier des avantages de cette délocalisation. Pour les entreprises, permettre le télétravail aux employés leur fait faire des économies.

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  8. Je découvre cet article, une pépite, et qui prouve que le télétravail n’est pas fait pour tout le monde, ni tout le temps.
    Moi meme en télétravail depuis maintenant 4 ans alors que ça ne devait être qu’une pause dans mon parcours scolaire qui m’avait usé pendant 4 ans physiquement et mentalement (master pro 50h au boulot + 15-20h de cours/révisions). Je m’etais dis, chouette, finis la tete d’enterrement de mes collègues qui se tiraient dans les pattes, fini les trajets, etc…mais une mise en place a été longue et compromise pour trouver mon équilibre.
    Je me retrouve dans ta description car j’ai télé travaillé, d’abord celib, puis en couple, puis maintenant avec un enfant. Au debut dans une grande ville avec tous mes amis autour, et ensuite en pleine campagne, à plus de 400km de mes amis, ma famille, et pas de 4G. A l’inverse de toi, je n’ai pas la pression de mes sup, ni de flicage, je suis dans une entreprise humaine. Avec un enfant maintenant, oui c’est dur, car coupée du monde je n’ai personne d’autre sur qui compter à part moi-même, mon conjoint faisant des horaires assez importantes aussi, pas ou peu joignable au travail. Je depose mon bébé le matin, pour le recupérer le soir et assurer les imprévus de la nounou en pleine journée.
    Ce qui m’a sauvé du télétavail, ici à la campagne, loin de la ville, c’est le sport (vélo ou course à pied) ou de la marche que je m impose entre 12h30 et 14h, parfois c’est dur de sortir, mais je sais que si je ne sors pas, la fin de journée sera longue, pénible et je serai exécrable avec mon conjoint et peu patiente avec mon bébé que je recupere en meme temps que je suis sensée bosser… Car oui, quand je reupere ma fille, je dois encore travailler 1h avec

    Ce qui m’a manqué, ce sont les liens sociaux que peuvent creer le travail, si on travaille dans une boite il y a forcément quelqu’un avec qui on a plus d’affinité, j’ai toujours été quelqu’un d’avenant qui a besoin d echanger, alors quand j’ai un coup de moins bien je me fais un skype « pause café » avec mes collègues, c’est ce qu’on a instauré au sein de la société pour sortir la tete de l’ordi.

    cette solution qui ne devait etre que temporaire est finaleemnt un coup de bol, car nous avons dû déménagé pour mutation de mon conjoint, dans un endroit où le chomage est important, du fait de l’enclavement de la région, de plus, mon conjoint est amené régulièrement à muter. Ma seule préoccupation c’est de trouver une connexion internet, le reste mon job suit.
    Mon conjoint a aussi beaucoup de congé par rapport à moi (le double), quand nous étions sans enfant, on partait changer d’air à la montagne, moi mon ordi sous le bras, je m’aménageais un temps de travail allégé pour profiter l’aprem du coin avec mon conjoint, en congé. Et parfois, je squattais chez des amis qui habitent loin juste pour changer d’air et se retrouver le soir. Rien que de changer d’endroit, même pour y bosser, quand on peut sortir entre 12h30 et 14h on travaill différemment, moins tendu, plus cool. Un confort aujourd’hui.

    Voilà, donc le télétravail c’est bien mais il faut savoir à quoi s’attendre. L’ideal c’est le télétravail 1 à 2 jours par semaine je pense, pour en avoir discuté avec plusieurs de mes amies « parisiennes » qui m’envient…. mais ne se rendent pas compte je crois 🙂

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    1. Je t’admire d’avoir le courage de sortir sur le temps de midi aussi régulièrement. J’avoue, j’en profite parfois pour faire des trucs chez moi, ou bien j’ai la flemme. Mais c’est vrai que ça change absolument tout, ça influence l’humeur!

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