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Californie Voyages en famille

11 choses que les Californiens ne font pas comme nous

Ca fait 14 mois que je vis en Californie. J’ai eu le temps de repérer les petites différences entre la façon de vivre des Américains de la côte Ouest et les nôtres. Certaines me déstabilisent encore. D’autres me font toujours sourire. 

Ils mangent tôt. Beaucoup trop tôt je dirais même. A 17 heures, les restaurants sont remplis comme chez nous à 20 heures. C’est pareil quand on est invité chez des Américains: ils nous attendent pour l’apéro en fin d’après-midi. Exemple concret: à Thankgiving, cette année, on mangeait de la dinde au bord d’une piscine à Palm Springs à 16h30. 

Ils rentrent tôt. Dans le même état d’esprit, on ne s’éternise jamais. Il n’est pas rare d’être invités chez les gens pour manger et d’être de retour chez soi à 21 heures. En soirée, c’est pareil. Je viens de regarder ce qu’il y avait à faire le soir du réveillon du 31 décembre dans mon coin: toutes les soirées de Nouvel An s’arrêtent à 1 heure du matin. 

Ils ne se font pas la bise. Jamais. Nos amis se marrent quand on leur explique notre façon de se saluer. Ici, on se serre la main ou, quand on a passé le stade de la connaissance superficielle, on se fait un « hug ». La technique est précise: il s’agit de se prendre dans les bras sans trop se serrer. C’est plutôt un câlin un peu en biais, épaule contre épaule. On évite de presser nos seins contre la poitrine du mari de la copine, quoi… Au début, je trouvais ça gênant. Mais je n’ai jamais vraiment aimé coller ma joue à une autre. Je trouve étrangement le hug plus bourru, moins intime.  

Deux mains qui tiennent une bière et qui trinquent devant le coucher du soleil

Ils ne boivent pas en public. On oublie le pique-nique dans un parc avec les copains et un petit verre de blanc. Et hors de question d’ouvrir une bière face à l’océan. On n’incite pas les autres à la consommation d’alcool. Le petit sac en papier brun dans lequel dissimuler sa bouteille de pinard est une réalité: ne vous avisez pas de sortir du magasin spécialisé en boissons alcoolisées avec vos bouteilles à la main. Même s’il s’agit juste de traverser le parking pour atteindre sa voiture. 

Ils ne fument d’ailleurs pas en public non plus. Mais ils fument de la marijuana librement. Ca sent l’herbe partout, c’est légal, mais ça ne sent jamais le tabac. Il est interdit légalement de fumer dans les bars, dans les restaurants, dans les parcs, sur la plage… On trouve les fumeurs généralement planqués à l’arrière des restaurants, entre deux poubelles. De vraies scènes de films américains… Là encore, il est question de n’inciter personne à s’en allumer une et d’éviter de polluer la santé de l’autre. Scène de vie hallucinante la semaine passée: on a croisé un homme qui s’en grillait une dans la rue. Le trottoir était désert, comme souvent, puisqu’ici les gens prennent leur voiture plutôt que leurs pieds pour se déplacer. Il n’y avait que lui et mon mari, mon fils et moi. Le bonhomme a fait un pas de côté, a tendu sa clope le plus loin possible de nous et s’est confondu en excuses: il regrettait de nous imposer l’odeur de sa cigarette… En rue… A l’air libre. Fou, n’est-ce pas?

Ils parlent aux gens dans la rue. Ils me disent par exemple que mon fils est mignon, que ma veste en cuir est jolie, que j’ai de jolis yeux et un accent craquant. Je vous jure, on m’a déjà dit tout ça… Et je ne connaissais pas ces gens. Ils nous demandent d’où on vient, pourquoi on est là, si on cherche quelque chose. Et au pire du pire: ils nous disent bonjour. Toujours, tout le temps. Les gens ici se regardent dans les yeux et se saluent. Je ne dis évidemment pas que ça se pratique de la même manière sur une artère bondée ou touristique. Mais dans une rue à fréquentation normale ou bien si on croise quelqu’un qui attend le bus à un arrêt ou un voisin qui rentre chez lui, on se salue. Je n’ai jamais autant dit bonjour de ma vie à des inconnus.

Espace dans la porte des toilettes publiques américaines

Dans les toilettes publiques, ils font pipi au vu et su de ceux qui patientent. Dans les toilettes, il y a tout le temps un jour de chaque côté de la porte. Un petit espace qui nous permet de voir à l’extérieur ce qu’il se passe. Et si on peut voir à l’extérieur… Ceux de l’extérieur peuvent nous voir aussi. C’est extrêmement gênant. Il y a également un bon 30 centimètres entre le sol et la porte. J’ai honnêtement toujours un peu peur de voir la tête de quelqu’un apparaître. Bon, pour l’intimité, vous l’aurez compris: on repassera. Il semblerait que ça soit pour des raisons de sécurité et pour le rendement: le sol se nettoie plus vite sans devoir ouvrir une porte après l’autre et le client s’éternise moins aux toilettes vu qu’il est un peu mal à l’aise. Il laisse donc rapidement la place au suivant. Quand il s’agit de faire tourner leur business, les Américains pensent à tout!

Ils emportent les restes de leur repas chez eux. Sans rougir. Sans crainte qu’on les croit radins. Sans préciser au serveur du resto: « C’est pour mon chien ». Le « doggy bag » est même proposé spontanément par le serveur qui nous débarrasse. Les plats sont généralement en quantité bien plus généreuse que chez nous, je n’ai jamais su en finir un. Autant donc ne pas gaspiller. En parlant de débarrasser…

Hamburger servi sur une assiette avec des frites

Ils n’attendent pas que tout le monde ait fini de manger pour débarrasser les assiettes. On vous les enlève au fur et à mesure. Ca ne veut pas dire pour autant qu’on vous presse à finir votre plat… Même si 14 mois plus tard, c’est encore l’impression que ça me donne… Idem pour l’addition, elle est déjà sur la table alors que vous venez de déposer votre fouchette. Ca fait partie du service: on ne fait pas attendre le client. Mais à chaque fois, j’ai l’impression qu’on me met à la porte…

Ils laissent des pourboires, partout, tout le temps. Et ce n’est pas une option: le pourboire ici est une partie du salaire de celui qui nous sert. Il est obligatoire. Son montant dépend du service proposé mais tourne aux alentours de 18% du total. Pour éviter de devoir sortir une calculette, il est parfois suggéré en bas de l’addition. Dans un resto, j’ai compris le principe mais en réalité, c’est plus compliqué: doit-on laisser un pourboire dans un fast-food ou chez Starbucks? Ce n’est pas obligatoire mais une jarre en verre déposée sur le comptoir nous y invite. Je ne sais jamais en tout cas combien laisser au valet d’un hôtel, à un voiturier, pour une bière prise au comptoire dans un bar… Parfois, je joue la franchise. 

Ils n’étendent pas leur linge. Et ce alors que le soleil brille toute l’année et que les vêtements mouillés sèchent bien plus vite qu’au séchoir… Pendant des années, l’utilisation d’un fil à linge dans les complexes d’appartements était tout bonnement interdit par la loi parce que ça donnait une vilaine impression de pauvreté. Ca fait trois ans que la Californie autorise du bout des lèvres qu’on pende le linge dehors mais dans notre précédente location comme dans celle-ci, le mot d’ordre était clair: si vous le faites, on ne veut pas le voir, donc faites ça à l’intérieur. Ce qui n’a aucun sens quand il fait 20 degrés dehors… J’ai eu un mal fou à trouver un fil à linge sur pied à un prix acceptable. Ca peut prêter à sourire mais il y a de vrais enjeux écologiques derrière ce problème. Des associations se plaignent de l’énergie utilisée inutilement pour faire sécher son linge alors que la nature pourrait très bien s’en charger. Sans blague. Personnellement, je finis ce post à côté de mon sac Ikea rempli de fringues mouillées qui n’attendent que moi pour commencer à sécher… On n’oublie jamais d’où on vient.

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(13 commentaires)

  1. C est fou comme les us et coutumes changent de pays en pays. Ici en France lorsque l on se salue et que l on connaît la personne on se donne la bise .. chouette non ? Oui mzis combien, cela varie entre 2, 3 ou parfois même 4… ils sont tout étonnés que nous nous arrêtons,à 1.. juste 3 aux grandes occasions…
    Ben donc 3 grosses bises à vous 3.. continue à nous envoyer des posts c est super intéressant

  2. Alors je te rejoins sur l’addition et le débarrassante rapide des assiettes, nous l’avons mal pris à chaque fois! On se disait « bas dis donc ils sont pressés de nous voir partir! » je ne savais pas que c’était habituel chez eux!

  3. Certaines infos ne m’étonnent pas (facilité à dire bonjour et à établir un contact), d’autres sont vraiment étonnantes, d’autres me font dire qu’on ferait bien de faire de même (oui, la fumée de cigarette m’importune, même en pleine rue, quand on me la souffle à la gueule), d’autres me font dire qu’on n’a vraiment pas la même vision de la fête et de la convivialité (c’est là qu’on reconnaît nos influences latines)…et ma préférée est sans contexte l’anecdote sur le linge 🙂

  4. Il y a beaucoup de choses qui sont similaires ici (pas le fil à linge lol, ici ils sont sur des espèces de poulies, comme dans les films également). Le pourboire est ici de 15%. Au Québec il est facile à calculer car il correspond à peu près au montant des taxes ajoutées en bas de la note. Pour les trucs type Starbucks j’ai pris l’habitude d’avoir toujours du cash sur moi pour laisser quelque chose. Les gens sont aussi très avenants et s’adressent facilement à toi. Je ressens beaucoup moins l’individualisme tel qu’on le connaît en France. Par contre au Québec il est fréquent de voir les gens qui se connaissent bien se faire la bise. Ils sont entre le hug et la bise je dirais lol

  5. J’ai passé quelques mois à New York, j’ai aussi constaté pas mal de ces points. Par contre là-bas c’était beaucoup mois strict sur l’alcool et le tabac (bon c’était il y a 15 ans aussi…) Par contre j’ai aussi été sidérée par l’amabilité des gens. Ce qui, dit comme ça, est un peu triste : on est tellement habitué à l’indifférence des gens en France que voir des gens polis et sympas, ça nous laisse sur le c** ! Tout n’est pas bon à prendre mais là dessus on ferait bien de s’en inspirer !

    1. C’est pr ça que je parle des californiens pcq je me suis fait la même réflexion que toi pour New York où j’ai déjà été 4, 5 fois. Ça n’a rien à voir niveau clope et alcool. Et oui!! Sur l’échange entre les gens, on a des leçons à prendre (mais bon ici aussi j’ai une voisine du dessus chiante 😄 il y en a aussi)

  6. Je retrouve pas mal la côte Est dans cet article. Mais à New York, on ne parle pas aux inconnus (ou alors c’est qu’on est la personne la plus bizarre de la rue). Et la manie du sèche-linge me déprime aussi…

  7. Coucou !
    Je viens de tomber par hasard sur ce blog et étant ancienne spécialiste des voyages US, je ne pouvait que lire cet article fort intéressant. Il y a tout de même quelques points que je ne connaissais pas, merci beaucoup pour ce partage 🙂
    Bonne fin d’année ^^

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