Première fois au ski avec un enfant: mon expérience

by seayouson

Je vous en parlais il y a quelques jours: nous avons passé une semaine de ski dans la petite station d’Arêches-Beaufort en France. C’est la première fois qu’Ezra mettait ses pieds sur des skis mais ce n’est pas la première fois qu’on se rendait en montagne. Reste que nos premières expériences dans la neige et dans le froid s’étaient soldées par un échec total: il avait détesté la neige. Mais il grandit et il a eu un déclic lors de cette semaine de vacances à Arêches: il a suivi des cours avec l’ESF et il a adoré le ski. Il n’a pas arrêté de le répéter. Il a skié sous la pluie, le slip trempé, sans jamais râler une seconde. J’étais étonnée et ravie. Voilà les enseignements que j’ai pu tirer de cette première fois au ski avec mon enfant et les conseils que je peux vous donner.

Première fois au ski avec un enfant: à quel âge?

L’ESF (Ecole de Ski Française) propose un accueil des enfants dès 3 mois. Mais les cours de ski commencent à l’âge de 2 ans et demi. Ils ont un espace dédié et sécurisé, éloigné des pistes empruntées par les adultes. Les cours sont ludiques. L’idée est de s’initier aux plaisirs de la glisse en douceur. Ezra, qui vient de fêter ses six ans, a directement débuté par les choses sérieuses en étant dans la catégorie Ourson. Il a dû apprendre à faire des virages en chasse-neige, à utiliser les remontées mécaniques, à contrôler sa vitesse… Il a bien aimé le challenge.

Son énergie de môme était canalisée pendant deux heures. Bon plan: à Arêches-Beaufort, la section Fripons, où se déroule les cours enfants, est doté d’un tapis roulant. Les enfants peuvent donc descendre la piste et la remonter sans se fatiguer. Ca permet vraiment de découvrir le ski sans contrainte.

J’habille comment mon enfant qui va au ski pour la première fois?

J’avoue: entre le style et le côté pratique, j’ai opté pour le deuxième choix, au grand dam de mon fiston. J’ai préféré une combinaison au lieu du traditionnel ensemble veste et pantalon. Vu que c’était sa première fois sur des pistes, j’imaginais qu’il aurait souvent les fesses dans la neige. La combinaison permet d’éviter d’avoir de la neige entre les fesses, voyez-vous. Je ne regrette pas mon achat (35 euros, neuve, chez Décathlon) mais Ezra m’a souvent dit qu’il avait trop chaud. Si on décidait d’aller au resto après son cours, il ne pouvait pas vraiment l’enlever. Il se contentait d’ôter ses bras et ça le faisait râler de ne pas pouvoir complètement s’en débarrasser.

En cas de grand froid, j’avais prévu un legging. Il ne l’a jamais mis. Sous sa combi, il enfilait un sous-pull thermique et un polaire. Et des chaussettes de ski, bien entendu. On a loué le matériel chez Gaspard Sport, en face de notre résidence, et on a pris un casque, indispensable. Je lui avais acheté un masque adapté à son visage mais il ne l’a jamais mis.

Je reste sur mon idée qu’à la montagne, il vaut mieux avoir chaud que froid. D’ailleurs, en cas de froid, n’hésitez pas à vous procurer des chaufferettes à glisser dans vos bottines ou dans vos gants. Ca ne coûte pas grand-chose et c’est très agréable quand ça caille.

Qui lui apprend à skier?

Ca nous a semblé évident de l’inscrire à l’ESF. Certains parents apprennent les rudiments du ski à leur enfant. Mais on est du genre à vite s’énerver parce que notre fils est du genre à n’en faire qu’à sa tête. Il écoute mieux les inconnus. Le rapport affectif n’est pas le même. Mais si vous avez de la patience, vous pouvez toujours essayer…

En privé ou en particulier?

C’est une question que je me posais avant d’arriver à la montagne. Les avantages du cours privé: le prof s’adapte à l’enfant. Il le corrige rapidement. Je suppose qu’en terme d’apprentissage, ça va plus vite. Mais on a opté pour les cours collectifs. Je crois que le groupe a un effet positif en cas de découragement passager. On voit les autres s’accrocher, ça stimule quand on n’en peut plus. D’autant qu’Ezra a un peu la gagne: il n’aime pas être dernier. Et puis, à six ans, c’est quand même plus amusant de papoter avec des enfants du même âge que soi au lieu de passer plusieurs heures de sa journée en tête-à-tête avec un adulte. L’idée, c’est quand même de se marrer. Je laisse le côté scolaire à l’école, justement.

A quelle heure, les cours?

On a mis Ezra au cours de 11h30 à 13h30. Il y avait la possibilité de le mettre à 9h30 ou celle de le mettre à 14h30. Sachant que je n’avais absolument pas envie de me presser le matin, le premier créneau du matin, c’était no way. Et l’après-midi, j’avais peur qu’il soit fatigué. Après le repas de midi, on est tous un peu naze, non? En tout cas, moi, je skie moins bien l’aprèm que le matin.

On avait opté pour deux heures de cours par jour. Ca lui a laissé un petit goût de trop peu. Tant mieux: ça lui donnait envie de revenir le lendemain. Si j’avais commencé en l’inscrivant directement une journée complète, il aurait peut-être été dégoûté à la fin de semaine parce que fatigué. Je ne le saurai jamais. On aimait bien l’idée, aussi, de skier en famille. On faisait donc la piste débutant avec lui après son cours afin qu’il nous montre ce qu’il avait appris.

Faut-il forcer l’enfant quand il ne veut pas aller skier?

Je n’ai pas été confrontée au problème: il a toujours été super content d’aller prendre ses cours, même quand c’était le déluge. Mais Papa Chouch se posait la question sur Facebook: faut-il forcer son enfant s’il ne veut pas aller skier? Franchement, je n’en sais rien.

Moi, j’aime skier et pourtant, j’ai appris sur le tard: j’avais 20 ans. Les deux heures de cours qu’Ezra suivait à l’ESF étaient notre seul créneau pour profiter des pistes. On lui avait dit que ce n’était pas une option et que donc, il valait mieux qu’il se fasse à l’idée qu’il allait aller skier pendant deux heures, cinq jours d’affilée. Le ski, ça demande un peu de persévérance. Une fois qu’on a compris comment ça marchait, c’est génial. Mais ça se mérite et ça met le corps à l’épreuve.

Je dirais qu’en-dessous de cinq, six ans, j’aurais peut-être cédé s’il avait dit qu’il n’aimait pas trop ça. Mais à six ans, je l’estime assez grand pour un peu « prendre sur lui » quand c’est nécessaire. C’est comme ça aussi qu’on développe son goût de l’effort. Par chance, il a aimé ça et il n’attend qu’une chose: retourner à la montagne.

Première fois au ski avec un enfant: et à part le ski, on fait quoi?

Je vous le disais: Ezra ne skiait que deux heures. Ca ne remplit pas une journée. Mais ça tombe bien: il y a plein de choses à faire à la montagne. L’Office du Tourisme de la station Arêches-Beaufort propose un petit résumé de toutes les activités à faire par semaine. Lorsqu’on était là, il y avait une sortie en raquettes dans la forêt pour les enfants, afin de découvrir les traces de ses habitants. Une descente aux flambeaux était prévue mais elle a été annulée à cause des restrictions Covid.

Il y avait un atelier tire d’érable: on chauffe du sirop d’érable et on le verse sur de la neige pour le transformer en bonbon mou. Ca vient du Québec. On peut visiter une ferme, aller au cinéma (on a vu Tous en scène dans la salle de cinéma du village) ou encore regarder les étoiles. C’était notre dernière activité de l’année: on est allés voir les étoiles, les constellations, les planètes avec Géociel, le 31 décembre. Un téléscope avait été installé dans la montagne et on a pu voir le ciel dans les détails. C’était très sympa.

Et vous, quels sont vos conseils pour que la première fois au ski avec un enfant se passe bien?

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