La meilleure gymnaste du monde renonce à la médaille d’or: ce que ça m’apprend en tant que maman

simone biles m'interroge sur la pression qu'on met à nos enfants - simone biles

La meilleure gymnaste du monde a renoncé à la médaille d’or suite à une perte de figure pour « préserver sa santé mentale ». Ca me fait réfléchir à l’activité extrascolaire de mon enfant, à la façon dont je dois la choisir et à comment je dois réagir quand il échoue.

Savoir dire stop quand c’est trop

La gymnaste américaine Simone Biles, qui était en route vers la médaille d’or aux Jeux Olympiques, a annoncé, à la stupeur générale, qu’elle renonçait à une partie des épreuves pour « préserver sa santé mentale ». Considérée comme la meilleure gymnaste au monde, elle a préféré faire un pas de côté avant de se laisser engloutir par la pression intenable.

Sa décision fait débat, mais personnellement, je trouve ça admirable: c’est déjà hyper dur en temps normal de prendre la décision de s’arrêter quand on n’en peut plus. Mais alors, en étant scrutée à ce point-là, ça nécessite encore plus de courage. Simone a dit stop et moi, ça me fait réfléchir. J’avais déjà dit qu’on devait arrêter de se mettre la pression en tant que mères. Parce qu’en se mettant la pression, on la met aussi à nos enfants…

Donner le goût de l’effort sans mettre la pression

Alors que l’école reprendra dans un mois et qu’il faudra alors choisir les activités extrascolaires de nos mômes, comment faire pour les aider à se trouver une passion sans qu’ils se croient obligés de faire ce qu’on leur suggère juste pour nous faire plaisir?

Et puis, et ça ne vaut pas que pour l’activité extrascolaire d’un enfant mais aussi pour la vie à l’école en général, comment leur donner le goût de l’effort et de la persévérance sans trop le stresser? Comment l’aider à comprendre que la pression, ça a du bon: ça nous donne un shoot d’adrénaline et ça nous permet de faire de grandes choses, ça stimule, ça tire vers le haut; mais qu’il faut pouvoir renoncer si ça nous étouffe. On le sait: quand on est trop stressé, on n’est plus bon à rien.

jeune danseuse: activité parascolaire activité extrascolaire
Si l’enfant est investi dans son activité parascolaire, il risque de se mettre la pression. Tentons, en tant que parents, de ne pas en rajouter.

Je me demande depuis toujours si je dois pousser mon petit garçon quand il se traîne. Si je dois le forcer à faire des activités qu’il n’aime pas, au moins pour essayer. Parce que comment savoir si on aime telle ou telle chose alors qu’on ne l’a jamais tentée?

Je le regardais vendredi dernier lors du mini-spectacle donné à la fin de sa semaine de stage. Il connaissait les danses, il connaissait les chansons, mais il était toujours en retard d’une guerre. Je voyais bien qu’il n’avait juste pas envie, à ce moment précis, de faire ce qu’on lui demandait de faire. Est-ce que j’aurais dû lui faire la leçon à la fin? Lui dire qu’il aurait dû se forcer? Je ne sais pas, honnêtement. Mais tout ça m’interroge sur la pression qu’on se met et la pression qu’on met à nos mômes…

Pour éviter d’en arriver au point de rupture, comme Simone Biles…

Comment choisir l’activité extrascolaire de notre enfant?

En s’assurant qu’il aime ce qu’il va faire. Pousser un môme à pratiquer une activité à laquelle il va avec des pieds de plomb, ce n’est bon pour personne. Il ne faut pas non plus revivre notre propre enfance à travers lui, je suppose. J’ai arrêté la danse à l’âge de 17 ans, quand j’ai commencé à sortir le week-end, à travailler, à draguer, et je le regrette encore. Mes parents ne m’ont pas obligée à continuer alors que j’étais douée et que c’était une vraie passion. Ils auraient peut-être dû me forcer un peu. Mais est-ce que je l’aurais fait à leur place? Je ne sais pas. Je sais en tout cas que je ne vais pas inscrire mon fils à la danse pour qu’il continue mon rêve de gosse perso.

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C’est à l’enfant que l’activité extrascolaire doit plaire, pas à nous

Pour choisir l’activité extrascolaire d’un enfant, on met son ego de côté et on s’intéresse vraiment à ce qu’il aime. C’est connu: c’est en faisant ce qu’on aime qu’on a le plus de chance de réussir dans la vie. J’ai toujours adoré le français, j’excellais en dissert. J’y prenais du plaisir, je peaufinais, ça m’amusait. Les maths, c’était autre chose. Je ne comprenais rien mais surtout, ça ne me procurait aucune joie. Du coup, j’étais nulle. C’est forcément lié.

Ezra voudrait faire de l’escalade, de l’accro-branche, du cirque. Bref, il veut grimper partout et mettre son corps en mouvement. Ce n’est pas forcément ce qui m’inquiète le moins en tant que maman mais c’est sa personnalité, ce sont ses intérêts. Il est une personne différente de moi et c’est très bien comme ça.

On l’aide à trouver ses limites

Quand on aime une activité, on a envie de tout donner. De se distinguer. On se met la pression. En général, c’est bien. Mais parfois, ça ne l’est pas. Si la pression affecte notre santé mentale, il faut ralentir et se protéger. La plus haute marche du podium ne nécessitera jamais qu’on perde notre joie de vivre en chemin. Un enfant va avoir du mal à identifier le moment où il doit calmer le jeu pour se préserver. C’est à nous, parents, de mettre le doigt sur le point de basculement de nos enfants. On a plus de maturité et de recul qu’eux. On peut les aider à identifier leurs limites et à trouver un équilibre.

Simone Biles a renoncé aux JO mais elle a surtout renoncé à participer à l’épreuve de trop. Elle a reconnu qu’elle était en excellente condition physique mais qu’elle n’était pas le coup émotionnellement parlant. Son corps et son esprit n’étaient « pas connectés », a-t-elle confié. Et c’est dangereux. Elle se regardait performer au lieu de se sentir totalement impliquée. A nous d’apprendre à nos enfants de mettre le holà quand ils ont encore suffisamment de force mentale pour le faire.

On fait attention à ce qu’on dit

Concernant son activité extrascolaire, mais aussi dans la vie en générale, l’enfant se met la pression tout seul mais il se la met aussi parce qu’on lui la met. J’ai déjà dit à Ezra: « N’abandonne pas », « Continue », « Tout est une question de mental »… Mais il y a une différence entre soutenir et encourager son enfant et l’assommer avec nos encouragements au point que ça l’empêche de nous dire qu’il est épuisé et qu’il n’en peut vraiment plus. Il faut rester à l’écoute. Ne pas lui dire que c’est ok de lâcher l’affaire au premier signe de fatigue mais lui dire qu’il a le droit de renoncer si c’est vraiment ce que lui dicte son instinct.

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