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Famille + Couple

Les 8 règles d’un confinement en famille serein

Ce confinement-là n’a rien du premier round. Le premier lockdown avait lieu au printemps, une saison remplie d’espoir, pleine de promesses de renouveau. On arrivait à voir le verre à moitié plein. Là, on est en plein automne, la saison où on voit les arbres mourir en direct depuis le bureau où l’on télétravaille, les bars ne servent plus de verres du tout et on ne peut plus rien faire qu’attendre, sans savoir à quel moment le monde reprendra sa marche normale et s’il la reprendra, même, un jour. Alors qu’on peine à tenir debout et à garder le cap, et qu’on a juste envie de se rouler en boule et de rester dans notre lit jusqu’à ce que mort du virus s’en suive, il faut trouver l’énergie de vivre en harmonie avec les gens qui partagent notre toit. Voici quelques trucs pour vivre un confinement en famille serein. Ou du moins le plus serein possible.

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S’accorder des moments rien qu’à soi

Pour trouver le courage de rassurer et de soutenir ceux qui nous entourent, il faut être solide et pour être solide, il est indispensable de s’accorder des moments rien qu’à soi. Pour pleurer, s’abrutir devant une série sans être jugée, être seul(e) avec ses pensées, dormir en prenant toute la place dans le lit et que sais-je encore… Chez nous, on télétravaille tous les deux mais chacun dans une pièce, même si l’appartement dans lequel on vit n’est pas gigantesque. On ne passe pas non plus forcément nos soirées ensemble. Et parfois, l’un dort dans le canapé, l’autre dans le lit conjugal, alors qu’on ne s’est pas forcément disputés.

Quand on a des enfants, le confinement n’est pas le meilleur moment pour les éduquer sur le temps d’écran. On allume la télé quand on a besoin d’un break. On s’accorde des petits moments de solitude. Une virée au supermarché ou à la pharmacie suffisent quand on n’a rien d’autre sous la main. Ça manque parfois de romantisme mais on n’a jamais dit que le confinement devait l’être H24.

Lors du confinement en famille, on se détend sur le rangement mais…

On passe plus de temps que jamais à la maison. C’est normal du coup que ça soit plus souvent en désordre que d’habitude. Perso, je laisse Ezra s’étaler. Il fait des bricolages, des puzzles, et des constructions LEGO. Je n’ai qu’une seule exigence: que ça soit rangé avant d’aller dormir. On se détend sur le rangement mais on se met d’accord pour que ça soit supportable. Le sol doit être accessible, le lave-vaisselle rempli, les marqueurs rassemblés sur le bureau. Chacun fait sa part. Il faut se sentir bien chez soi.

On évite de rapporter les débats Facebook dans le salon

Ce qu’on lit sur Internet reste sur Internet, sauf si l’information est capitale et vérifiée. Rapporter dans le salon tout ce qu’on lit sur les réseaux sociaux et dans les infos, c’est loin d’être bon pour la paix dans les ménages. Déjà parce qu’on n’est pas toujours prêt à recevoir la misère du monde et l’angoisse de l’autre dans le visage. On essaie tous de garder la tête hors de l’eau et de trouver ses petits moyens pour garder la pêche. Si la personne avec laquelle on vit nous ramène ses agacements virtuels au moment du repas (et vice-versa), ça peut vraiment plomber les petits moments heureux qui nous permettent de garder le sourire. Donc on se préserve, on essaie d’éviter de prolonger les débats virtuels un peu stériles et on revient à la vraie vie, à l’ici et maintenant.

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Pour un confinement en famille serein, on se lave

Pour vivre au mieux le confinement en famille, ça parait bête mais on se respecte et on respecte les autres. Ça passe par un minimum d’hygiène. Déjà qu’à force de vivre l’un sur l’autre, le mystère est désormais quasi inexistant. Si on peut éviter de traîner sa déprime et ses cheveux sales dans la même pièce que les gens qu’on aime…

Avant de l’ouvrir, on (se) demande si l’autre est réceptif à notre angoisse

Les apéros virtuels du premier confinement s’organisent un peu moins régulièrement. On a épuisé tous les sujets de conversations et l’enthousiasme a disparu. Et quand on discute avec des gens extérieurs à notre foyer, on a parfois envie de parler d’autre chose… Résultat? Ce sont les gens qu’on côtoie le plus qu’on soule le plus avec notre stress. Mais l’autre n’est pas toujours réceptif à nos angoisses. On peut décharger la pression mais il faut choisir son moment, se demander et demander si l’autre est prêt à recueillir nos confidences. On s’attend à ce qu’il fasse de même avec nous. Il en va de la santé mentale générale.

On sort

Pour aller promener le chien ou se promener soi-même, pour aller à la poste ou à l’épicerie. Peu importe. On se force à aller prendre l’air, même si on n’a pas envie de le faire, même s’il pleut ou qu’il fait froid, même si ce n’est que 5 minutes. C’est la seule solution pour garder nos neurones à la bonne place.

On répète aux enfants qu’on fait de notre mieux

Je trouve très compliqué de perpétuellement décevoir Ezra. Les fêtes d’anniversaire (la sienne y compris) qui s’annulent, les copains qu’on ne voit plus et j’en passe: tout ce qu’on avait prévu, tout ce qu’on lui avait vendu de sympa pour faire passer la pilule de notre retour brutal de Californie… rien n’est possible. Pour éviter les rancœurs, les mensonges, les frustrations, les non dits, on explique, on dit à nos enfants qu’on fait de notre mieux et on ose admettre que pour nous, non plus, ce n’est pas facile. On ouvre la discussion, on dit qu’on les protège au maximum mais on admet qu’on a aussi nos jours sans. Parce que c’est vrai et que c’est important qu’ils le sachent: on n’est pas des robots.

On coupe les infos

On est tellement habitués à tout savoir dans la seconde qu’on oublie le temps où on ne savait pas ce qui se passait dans le monde pendant plusieurs heures d’affilée. Les chiffres du coronavirus seront ce qu’ils sont, qu’on en prenne connaissance en direct ou non. À la maison, pour un confinement en famille apaisé, on coupe le JT et la radio, on met de la musique ou un film à la place. On s’offre des pauses, on s’autorise une vie normale, loin des chiffres et des informations anxiogènes.


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