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Famille + Couple

Les choses qui ne me manquent pas depuis que je suis devenue maman

On parle souvent des choses qui nous manquent depuis qu’on est devenue maman. Mais on ne parle jamais de ce qui ne nous manque PAS.

Est-ce que notre vie d’avant était si parfaite que ça? Pas sûr… À force en tout cas de le suggérer sur les réseaux sociaux, on laisse croire qu’un enfant est un empêcheur de tourner en rond et que devenir mère est à la limite du supportable. Un enfant change la donne, c’est sûr, et apporte son lot de complications. Mais je vais prendre le sujet à contre-pied et vous dire quelles sont les choses qui ne me manquent pas depuis que je suis devenue maman.

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La gueule de bois

Je n’ai pas compté les week-ends où, au cours de ma vie, je m’endormais à moitié assise dans mon lit, à peine démaquillée, transpirant de l’alcool par tous les pores de ma peau. Mais il y en a eu beaucoup. J’ai eu une jeunesse festive, je ne me suis privée de rien, j’ai brûlé tout ce que je pouvais brûler par les deux bouts. Je rentrais à pied et en titubant. Je faisais les fermetures de bar. Et je me réveillais en début d’après-midi, généralement morte de chaud et en pleine agonie, déshydratée et affamée. Mon dimanche ne servait qu’à me remettre de la veille et j’arrivais au lundi en me disant que j’avais bien ri mais que je gaspillais quand même pas mal mon temps. Je n’avais rien fait de mon week-end à part en profiter…

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J’ai bien eu quelques gueules de bois depuis que je suis devenue mère mais vu qu’on a déménagé à l’autre bout du monde très vite et qu’on n’a pas emmené nos proches dans nos valises, on fait peu garder Ezra. Donc on sort moins. Donc on picole moins. Et tant mieux: les gueules de bois sont extrêmement douloureuses quand on a un enfant qui nous réveille à 7 heures du matin peu importe le jour ou la saison. Et puis quand même, boire, c’est pas terrible pour la santé, ni pour la peau. Donc merci mon fils de me forcer à prendre soin de mon foie.

Les repas/soirées/anniversaires où je n’ai pas envie d’aller

Je n’ai pas compté mes gueules de bois. Je n’ai pas compté non plus les soupers, les soirées, les anniversaires, les lunchs, les apéros, auxquels je suis allée alors que je n’en avais aucune envie. J’en ai fait des sourires polis et des hochements de tête intéressés à des gens qui m’ont toujours ennuyée prodigieusement. C’est dingue comme on se sent souvent obligé de faire certaines choses et de voir certaines personnes dans la vie. Peut-être qu’on a peur de finir seule et que notre corps soit découvert trois semaines plus tard parce que le voisin a découvert que le courrier débordait au seuil de notre pavillon (qui tient la référence musicale?).

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Quand on n’a pas d’enfant, on n’a pas d’excuse. Quand on en a un, on peut éviter d’aller à tel ou tel endroit si le cœur n’y est pas. Bon, ok, parfois, c’est râlant, parce qu’on aurait bien aimé s’y rendre, à cette petite sauterie improvisée. Mais souvent, ça nous sauve. J’ai moins de temps à consacrer à ma vie privée, du coup j’utilise désormais mon temps libre à faire des choses que j’ai vraiment envie de faire et je ne vois que des gens que j’aime vraiment bien. Pour les autres, sorry, je n’ai pas le temps.

La procrastination

Parmi les choses qui ne manquent pas depuis que je suis devenue maman, il y a la procrastiation. C’est bien connu… Plus on a de temps devant soi, moins on sait quoi en faire. Avant, je traînais, je reportais ce que j’avais à faire à l’heure d’après ou au lendemain, j’avais le temps et c’était vrai. Et puis, je suis devenue mère et je suis devenue une machine. Je suis plus efficace que jamais quand mon fils n’est pas dans les parages. Je sais que mes heures sont comptées, je les utilise à bon escient.

J’ai appris à faire beaucoup de choses en un minimum de temps. Mais je ne me sens pas plus stressée qu’avant. En devenant mère, j’ai appris à mieux m’organiser. Je n’ai, d’ailleurs, jamais eu autant de projets professionnels depuis que mon fils est né: avoir un enfant a boosté ma créativité. Ça m’a en fait poussée à me réaliser, à aller jusqu’au bout de mes envies. Pour lui montrer, notamment, que tout est possible et pour qu’il soit, un jour, fier de moi.


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(2 commentaires)

  1. Avant de lire ton article, j’ai répondu au titre dans ma tête et j’ai pensé: les gueules de bois.
    Pareil, il y en a eu depuis la naissance de mon fils (il y a un an) mais 2 je crois… Le rythme est moins soutenu.
    Et en te lisant, j’ai pensé « ah oui et les sorties où je n’ai pas osé dire non »… 😀

    Je n’aurais pas pu dire mieux (sauf pour la procastination que j’ai toujours tendance à pratiquer)

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