Enfant, etc

Le sentiment qui ne vous quitte plus jamais une fois que vous devenez parent

Tu n’as jamais été un petit garçon sauvage. Il y a un an, je m’interrogeais d’ailleurs sur ton bien-être et, je l’admets, ta santé mentale. Je suis énervée, causante, agitée et j’étais complètement désemparée face à ta tranquillité. La génétique a parlé : tu tenais ça de ton père. Cette formidable façon de profiter de la vie, de ne se tracasser que des choses importantes, de regarder les jours s’écouler sans jamais s’ennuyer. Je me demandais si je devais te pousser dans le dos, t’accompagner, te forcer à aller jouer avec ces deux petites filles assises au milieu des confettis argentés que tu regardais de loin, intéressé mais pas vraiment concerné. Je n’ai rien fait mais dans l’obscurité, j’ai demandé tout bas à ton père si « tout allait bien ». Il m’a prise pour une folle.

Je comprends pourquoi : douze mois plus tard, ta personnalité s’affine et si tu restes un grand sensible, tu peux avoir des moments de totale excitation. Comme tous les petits garçons de deux ans, tu râles, tu bouscules, tu t’enfuis quand je t’appelle, tu te jettes dans mes jambes avec brutalité pour me crier ton amour, tu t’élances dans le toboggan totalement inconscient d’une chute possible. Je me suis inquiétée pour rien. Tu es habité d’un calme que je ne connais pas mais tu es tout à fait dans la norme, si ça veut dire quelque chose. Enceinte, alors que je l’assommais de questions, ma gynéco m’avait prévenue : « A partir de maintenant, vous ne cesserez plus jamais de vous inquiéter ». Elle avait tellement raison.

Je ne me suis étrangement jamais inquiétée des choses de la vie quotidienne. Je ne fais pas une fixette sur l’hygiène (ni plus ni moins qu’avant ta naissance en tout cas), je n’ai jamais eu besoin de babyphone et je ne cours jamais chez le pédiatre sans réelle raison. Au niveau pratique, tout m’a toujours semblé couler de source. Moi, je m’inquiète des choses que je ne peux pas maitriser.

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J’ai peur que ta sensibilité soit mise à l’épreuve dans la cour de récrée. Que ta gentillesse ne te permette pas de t’affirmer, que tu sois poussé en permanence dans tes derniers retranchements par des caïds en culottes courtes. Je te vois te faire pousser sans ménagement à la plaine de jeux et tu sembles toujours surpris par tant de méchanceté gratuite. Et on s’étonne que je panique pour la suite quand on sait de quoi le monde est fait : de jugements hâtifs, violents, sans nuance.

Je n’ai pas peur des rhumes, de la grippe, de la varicelle. Mes peurs s’attaquent à plus grand. À la maladie insidieuse qui s’installe en silence dans le corps des gens et les met directement à genoux quand elle se déclare. J’ai peur de cette seconde où tout bascule, où une bêtise qui provoque un éclat de rire se transforme en horreur pure. Je pense à cette maman en Australie qui a vu son enfant s’étouffer sous ses yeux avec une balle magique à l’effigie de ses petits héros préférés. Un fait divers atroce dont j’ai pris connaissance sur le blog de The Cocooning around the Corner. J’ai peur de ne pas voir venir, de ne pas savoir prévenir et de me contenter de devoir guérir. J’ai peur de ne pas tenir ta main assez fort quand on traverse la rue, de prononcer des phrases qui te marqueront à vie sans en mesurer l’ampleur, d’une bombe qui exploserait près du comptoir où on doit enregistrer nos bagages.

Quand tu te lèves tôt, je suis éreintée. Si tu te lèves plus tard, je me demande si tu ne t’es pas étouffé avec ta couette. J’ai peur d’un grain sable dans la machine, j’ai peur de t’aimer trop et que tu me le reproches un jour, j’ai peur de ne pas t’aimer assez et que tu me le reproches un jour.

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Cette inquiétude se mélange en permanence avec le bonheur intense que je ressens en découvrant tes progrès, en passant ma main sur ta joue encore si douce ou en jouant avec toi. Ce soir, tu comptais jusqu’à trois avec la pupille brillante d’excitation, ton gros ballon entre tes petits bras, prêt à me le lancer. Le vent était doux, l’herbe chatouillait nos pieds nus, une bière fraîche m’attendait sur la table et ton père, mon acolyte dans cette étrange aventure qu’est la parentalité, n’allait pas tarder à rentrer. Le moment était parfait et j’ai pensé, sans raison particulière, la boule au ventre, que tout ça pourrait s’arrêter brutalement un jour.

Quand on devient mère, on pense à l’enfant qui arrive, pas forcément à la personne qu’on va devenir à son contact. On espère que les questions qu’on se posait sur sa santé depuis que le petit plus s’est dessiné sur le test de grossesse disparaîtront quand il se pointera et qu’on retrouvera une certaine insouciance. Ca ne fait en fait qu’amplifier. Je me dis que le baby blues, c’est un peu ça aussi: se rendre compte de l’immensité de la tâche et avoir peur de tout foirer, se sentir avalée par un trou noir écrasée par tant de responsabilités. C’est peut-être l’un des plus grands défis de la maternité : apprendre à vivre avec cette peur. Savoir la mettre en sourdine, admettre sa présence, l’entendre, mais ne pas la laisser nous paralyser. Et ne pas, non plus lui permettre de nous pousser à freiner notre enfant. En Californie, les mamans me laissent croire qu’elles sont des warriors : à la plaine de jeux, elles encouragent leur progéniture à grands coups de « good job » et « you can do it » tandis que je répète à Ezra de faire attention, de regarder où il marche, d’y aller doucement dans l’escalier. On ne se refait pas, je suppose, mais j’essaie de prendre exemple… Et je me répète, de toutes mes forces, que tout ira bien. Hein oui, tout ira bien?

Et vous, vous ressentez aussi cette peur monstreuse et permanente depuis que vous êtes mère?

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(36 commentaires)

  1. Ton texte dit tout ! et comme toi, je ne m’inquiète pas des petites choses du quotidien, mais mon inquiétude touche ce que je ne peux contrôler.. et puis un moment, pour vivre, il faut faire confiance à la vie, sinon on ne vit plus !

  2. Oh oui, carrément! L’inquiétude est une ombre qui me suit depuis la naissance de mon premier. C’est fou… C’est fatigant, épuisant, ça prend de la place dans la tête. J’ai tendance à imaginer beaucoup d’horreurs et d’accidents gores lorsque je regarde mes enfants. Cette peur constante, je crois qu’elle va de paire avec l’amour, enfin, moi, je ne connais pas l’un sans l’autre.

  3. Cette histoire de balle magique m’a moi aussi complètement secouée, j’en ai encore des frissons… Cela nous paralyse car c’est le genre d’accident et de drame que nous redoutons tous en tant que parents. Je n’aime pas cette idée que devenir parents, c’est apprendre à vivre avec la peur mais c’est aussi une réalité !

  4. Je crois que c’est le propre des mères, de finir par tenir plus à leur vie qu’à la notre, presque… C’est une responsabilité si immense d’être parent, c’est vertigineux, alors il ne vaut mieux pas trop s’y pencher au risque de se bloquer et de finir par les bloquer aussi. On ne pourra pas s’empêcher de penser à tous les risques ; il faut juste essayer de mettre tout ça en sourdine…

  5. C’est exactement ce que je ressens depuis la naissance de mon fils. Sauf que le mien c’est un petit fonceur. Et du coup j’ai peur qu’il devienne un petit caïd. J’essaie de lui expliquer qu’on ne pousse pas les plus petits, qu’il ne peut pas mordre ou taper…
    J’espère qu’avec une bonne éducation il apprendra à utiliser sa force pour défendre les plus faibles.

    1. De mon côté, j’essaie de l’endurcir. Comme quoi, ce n’est pas simple de trouver le bon équilibre. Et ça ne sera jamais assez parfait de toute façon pour qu’on ait l’esprit tranquille je crois…

  6. Ton billet résonne tellement en moi… Les mains qui deviennent moites, le cœur qui se met à palpiter lorsqu’on se met à imaginer le pire…
    Alors cette peur on l’a et on l’aura toujours mais je fais en sorte qu’elle ne resurgisse pas… Merci pour ce joli billet 🙂

  7. Tellement vrai, je n’ai rien à ajouter ! (Mais du coup moi je m’imaginais la mère américaine super stressée en mode helicoptere, les aires de jeux securisées tout ca tout ca, non ? … ouhla je file trainer sur ton blog pour voir si tu en dis plus sur le sujet)

    1. En fait, c’est très étrange. D’un côté, je les trouve hyper stressées sur l’hygiène. De l’autre pas du tout sur la bouffe (je n’ai jamais vu des enfants si jeunes manger aussi mal). Hyper stressées sur les notes à l’école. Complètement détendues à la plaine de jeux. Mais à côté de ça, si l’enfant tombe, on appelle vite l’ambulance (ou en tout cas, c’est le grand énervement général). Quand Ezra tombe par terre, j’évalue tout de suite la chute et si je constate que ce n’est rien de grave, je lui demande juste « Ca va? » et il crie « I am okééé! » (ce qui me fait beaucoup rire). Généralement, il y a déjà quelqu’un qui s’est précipité sur lui pour le ramasser. 😀 Et alors surtout: LES ECRANS, ils sont pas du tout stressés avec ça. Avec la malbouffe, c’est ce qui me choque le plus. Les gamins sont drogués, littéralement, de vrais petits zombies… Et ça n’a l’air de tracasser personne. Je vais analyser ça de près et essayer de mettre mes idées en place en vue d’un post. Il y a de quoi raconter sur la différence… Merci pour l’idée!

  8. Je me reconnais bien là…et surtout depuis qu’elle est née j’ai ces flash horribles qui me gâchent ces petits moments de bonheur, avec elle, cette vision d’horreur tel une scène de film d’horreur choquante et violente qui s’invite dans mes pensées pendant que je la regarde jouer avec ses cubes en mousse.
    Je ne vais pas les citer, ça ne sert à rien d’entretenir ces peurs, mais du jour où elle est arrivée je les ai eu, pensant qu’elles allaient partir au fur et à mesure de l’âge, mais non, elles évoluent, comme elle.
    Parfois j’écoute mes amies, elles aussi jeunes maman, j’écoute ce qu’elles font avec leur bébé, pour leur sécurité, leur bien être, elles se privent même de sortir, pour ne pas « risquer » le microbe, ou risquer de croiser quelq’un de pas net…quand je les écoute je culpabilise à mort de faire prendre autant de risque à ma fille, mais je m’imagine aussi quel doit être l enfer dans leur tête.

  9. Régulièrement je ressens la même chose et j’essaie de vite chasser ces idées de ma tête. Je veux profiter, ne pas penser à ce qu’il pourrait arriver. Je n’y arrive pas vraiment mais je fais de mon mieux! C’est ça être parent je pense 🙂

  10. Je suis père de jumeaux (2 ans), avec énormément de soucis de gestion de stress (qui m ont conduit à plusieurs dépressions y a une dizaine d’année).
    Juste pour dire que je suis peut-être un cas à part, mais ce que vous écrivez, je le ressens au quotidien avec mes deux gamins.

    Se reveiller en sursaut la nuit et aller voir si ils respirent toujours, les tenir forts contre moi quand on se promène en rue, pire encore, la peur de devenir un père étouffant.

    Et pourtant, la fatigue et la peur disparaît dans leur éclats de rire, leurs découvertes et leurs progrès. Mon stress s’évacue quand on joue ensemble à la balle où à la «cuisine».

    Je pense que ce qui fait le côté unique d être parent, c est ce mix de sentiment, ce mélange de peur de ne pas être à la hauteur et pourtant, savoir au fond de soi qu’on se débrouille pas si mal 🙂

    1. Je crois qu’on ressent tous ça, à divers degrés d’intensité. Courage, c’est pas simple des jumeaux… C’est encore plus d’énergie et d’affection et d’amour à donner. Et à recevoir du coup, aussi… 🙂

  11. Mon inquiétude a commencé en même temps que mon bonheur indicible, le jour de leur conception. Je les ai aimés à chaque phase de leur multiplication cellulaire dans mon ventre, et depuis leur venue au monde, c’est un Big Bang d’anxiété et d’amour qui ne cesse d’être en extension. Tout y est passé, leur santé, leur personnalité, leur comportement, leur relation aux autres, leur scolarité, leurs études, leur travail, leur vie. Je ressens la peur constante de les savoir sans défense face à la maladie, aux saletés, à la drogue, la cruauté, la perversité, aux prédateurs, aux accidents, au terrorisme. C’est une litanie qui se renouvelle en permanence. La culpabilité de ne pas savoir les protéger, de trop les protéger. Mon fils a 29 ans aujourd’hui, ma fille 27. J’essaie de gérer chaque fois qu’ils prennent la voiture, l’avion, le train, le métro. J’assume tant bien que mal mon ridicule. Ca ne cessera jamais et ils le savent. Ca les fait rire, ils me connaissent. Un jour ils m’ont dit : Maman, ton anxiété, c’est de l’amour. Et ton amour, pour nous c’est de la force pour plus tard, pour toujours ».

  12. Ce texte résonne tellement en moi. Parfois cette angoisse m’empêche de mettre un pas devant l’autre, mon cerveau n’arrive pas à concevoir l’inpensable… Je me sens moi seule en vous lisant. Comment faites vous pour « faire avec » ?

    1. A-t-on le choix? 🙂 Je fais avec dans le sens où j’essaie de faire en sorte de ne pas y penser TOUT LE TEMPS. Pas simple, c’est un exercice mental permanent. Courage… Et puis: TOUT IRA BIEN!

  13. Mes enfants sont plus grands maintenant, et les inquiétudes sont toujours là bien qu’un peu différentes. Mais je me souviens des réunions de parents en primaire. Je n’en avais rien à faire des résultats bons ou mauvais. Ce que je voulais savoir, c’est « est-ce que ça se passe bien en classe ? est-ce qu’il est heureux ? il s’entend bien avec les autres ? il a des copains ? » Tout ce que je voulais, c’est qu’il se sente bien dans sa peau, dans sa tête, et qu’il soit heureux ! C’est le plus important.

  14. Cet article me touche énormément. Les larmes montent, car ce sentiment de peur pour ma fille de 3 ans est permanent chez moi. J ai beaucoup de mal à gérer ces pensées néfastes.
    Je vois le danger partout. J ai tellement peur pour elle. C est épuisant. Je m en veux de ne pas réussir à surmonter cela et apprendre à juste profiter de cette vie merveilleuse qui m a été offerte. C est difficile d éprouver un amour si fort sans avoir l angoisse permanente qu il arrive quelque chose d horrible et de tout perdre.
    Merci pour cet article qui me déculpabilise un peu.

  15. Bonjour,
    Qu’il est plaisant de lire votre texte ! Alors non, je ne suis pas dingue et surtout pas seule dans ces sentiments contradictoires ! Merci à vous.

  16. Je pense que tous les parents vivent ce genre d’angoisse…
    Je viens te partager mon histoire car nous avons vécu ce « moment où tout bascule ».. et il a démarré avant même la naissance…
    Fin décembre 2015, ca y est, après un parcours de pma je suis enceinte! Et des jumeaux en plus! Tout est merveilleux pour nous. Le debut de grossesse est normal (je suis malade comme pas possible), je suis suivie tous les mois, tout va bien.. Mais courant Juin (je suis donc à 27SA), un matin je me leve et je sens comme une fuite le long de ma jambe (juste une goutte) mais finalement l’instinct fait que je file aux urgences.. Apres un passage chaotique par les urgences gynéco le verdict tombe: col ouvert à 2 et suspicion d’une fissure d’une des poches des eaux.. Notre monde s’écroule.. Tout juste 6 mois.. vont-ils survivre? Va-t-on survivre?…
    Je suis finalement hospitalisée pour menace d’accouchement prématuré avec alitement complet..
    Je vis difficilement cette période.. Je n’ai deja pas pu concevoir naturellement, et voila que je ne suis pas capable de les couver correctement… Les jours passent.. Les infirmières me demande si j’ai mal, si j’ai des contractions.. je réponds inlassablement que non, et fini même par me demander si c’est normal, mais pour eux je tiens bon et ferais tout pour les garder au chaud le plus longtemps possible..
    8 jours apres mon admission, échographie de contrôle. Tout va bien, ils ont encore chacun assez de liquide mais quelque chose chiffonne le gyneco.. L’échographie par voie vaginale confirmera un col ouvert à 10 et un bébé engagé par les pieds.. On m’emmène en césarienne d’urgence..
    Echographie à 16h, les enfants naissent à 20h et 20h10. 2 magnifiques bonhommes.. Minuscules mais magnifiques (1100g et 1170g). Ils sont envoyé en ranimation néonatale (couveuse et compagnie) et moi je suis renvoyée plus tard vers ma chambre..
    Je ne réalise pas ce qui s’est passé.. Le lendemain on me fait me lever et on m’emmène les voir. Je ne comprends rien à ce qu’on me raconte, je ne réalise même pas que je ne suis plus enceinte et que c’est petits êtres qui luttent sont mes fils..
    Finalement, ils vont bien et s’accrochent à la vie et on pourrait se dire que le pire est derrière nous.. Mais 4 jours après, sans aucun signe avant coureur, notre ainé faibli et nous quitte en 2h de temps… Je suis encore hospitalisée et j’ai pu etre présente mais mon mari n’a pas pu être là a temps… Nous ne pouvions rien y faire.. rien du tout.. Qu’avions nous fait de mal? Il aurait été tellement plus simple de trouver quelqu’un à blâmer..
    Mais il fallait s’occuper de notre second qui luttait jour après jours, minutes après minutes pour vivre.. Mi septembre arrive enfin et notre fils peut rentrer à la maison..
    Aujourd’hui il a 2 ans et le plus difficile a été de ne pas le couver a l’extrême.. Nous avons beaucoup lutté pour ne pas étouffer et ne pas le mettre sous cloche..
    Nous sommes très attentif à ce que nous pouvons faire à notre niveau (couper les tomates cerises, enlever les petites pièces des jouets etc..) mais nous gardons en tête que même avec toute la meilleurs des bienveillances, l’imprévisible restera à jamais imprévisible et nous refusons de l’empêcher de vivre.. Le juste équilibre est difficile à trouver
    Aujourd’hui, nous attendons avec joie un petit frère ou une petite sœur et mes craintes sont du coup exacerbée et je lutte jour après jour pour les maîtriser…

    Mais je pense que toutes ces angoisses font de nous des parents, tout simplement

    (Désolée.. tout ce pavé pour en arriver là…)

    1. Merci d’avoir partagé ton histoire bouleversante ici. <3 Courage pour la suite. La joie immense s'accompagnera sûrement d'angoisses mais tu feras de ton mieux pour que tout aille bien et c'est déjà énorme.

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