Enfant, etc

2 ans de toi, déjà

Je me souviens de ce moment suspendu dans le temps. J’avais le ventre moins lourd mais ma légèreté n’était pas que physique: quel soulagement de te voir là, en bonne santé, après plusieurs mois à serrer les jambes et croiser les doigts sachant que tu étais bien impatient de sortir. J’ai passé la nuit, ta première nuit sur terre sans ma peau pour te protéger, à observer l’ourlet de tes petites lèvres, la force qui se dégageait déjà de tes poings fermés, ta poitrine se soulever à un rythme régulier. Notre rencontre était une évidence. De celle qui apaise au lieu d’affoler. J’étais excitée de toutes les choses que j’allais découvrir de toi et je savais déjà que je t’accepterais tel que tu étais. Tu t’es révélé être un bébé attentif, souriant, confiant. Comme si tu savais déjà que nous ne voulions que ton bien. Tu te révèles être aujourd’hui un petit garçon curieux, dissipé, ouvert aux nouvelles aventures bien qu’un peu craintif au moment de passer à l’action, réservé avec les inconnus mais toujours très poli. Tu as deux ans cette semaine. Je te connais pas cœur et pourtant, tu m’épates tous les jours. Voici toutes les choses que tu fais ces derniers temps et qui me font hurler de rire ou m’émeuvent.

Depuis quelques jours, à la moindre note de musique, tu ondules des épaules… ou tu rentres le cou en pensant que tu ondules des épaules. Tu viens de prendre conscience de cette partie de ton corps. Tu me regardes à chaque fois avec la même mimique espiègle en gesticulant en rythme. Je fonds.

***

Tous les matins, quand on ouvre la porte de ta chambre, tu t’exclames : « Gros dodoooo » en laissant traîner la fin du mot. Tu t’auto-congratules de ta bonne nuit. C’est vrai qu’on te félicite souvent d’avoir si bien dormi. Tu prends exemple, c’est très drôle.

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maman

Tu veux décider de la route, qu’on soit à pied, en vélo ou en voiture. Depuis ton siège-auto, tu scandes des « à gauche », « à droite » et « tout droit » à rythme régulier. On croit que tu as appris la leçon grâce au GPS et même si tu ne sais pas encore distinguer ta gauche de ta droite, tu sais très bien où tu veux aller : « PAR LA » !

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Tu n’as jamais été très câlin. Tu venais dans les bras souvent mais toujours brièvement et surtout en cas de chute. Enfin, tu m’embrasses quand tu quittes la maison avec ton papa, tu te jettes dans nos jambes en nous serrant très fort, tu poses ta tête sur ma poitrine quand je te lis une histoire. Ca m’émeut à chaque fois.

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Tu adores la glace au chocolat. Je ris sous la couette à chaque fois que je t’entends en demander une à ton père alors qu’il est 7h30 du matin et que tu viens de te réveiller. Qui n’ose rien…

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Tu as toujours détesté le moment du change : il te fallait un petit livre ou un jouet pour t’occuper. Aujourd’hui, alors que tu apprends à foncer sur le petit pot en cas de besoin, tu t’assieds, examine les alentours, te relève les deux mains bien accrochées à ton pot et tu te déplaces à tout petits pas jusqu’au jeu qui t’intéresse. Ou bien avant d’aller dormir, tu jettes quelques livres et une poignée de petites voitures dans ton lit. A 2 ans, tu sais comment joindre l’utile à l’agréable.

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Je ne sais jamais où j’ai mis mon sac/mes clés/mon téléphone (biffez la mention inutile) et je passe toujours trop longtemps à les chercher avant de sortir de chez nous. Tu as désormais aussi tes accessoires indispensables sans lesquels tu refuses de passer la porte : tu ne quittes plus jamais nos pénates sans ta casquette et tes lunettes de soleil. C’est l’effet de la Californie !

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Quand on approche du complexe d’appartements où on vit, tu cries de joie : « Maisooon » ! Tu sais désormais où tu habites et tu adores ton petit cocon.

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Je m’étonne souvent de ton extrême politesse. Les premiers mots que tu as appris en anglais sont « bye » et « thank you ». Tu les répètes dès que nécessaire et sans que l’on doive jamais insister. Je suis fière de toi et de ta gentillesse qui fait immanquablement sourire les gens.

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Tu souffleras ta deuxième bougie dans 6 jours tout rond. Je t’imagine déjà t’applaudir et te goinfrer de gâteau au chocolat. Un autre moment où tu auras les yeux brillants d’excitation et moi le cœur gonflé d’amour. Quel joli chemin on a déjà parcouru tous les trois…

ocean

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