Expatriation en famille à l’île Maurice: J-3 mois

by seayouson

Je vous en parlais ici: nous quittons la Belgique pour l’île Maurice. Le grand départ est prévu pour le 2 août 2022. Ce n’est pas notre première expatriation et j’ai déjà répondu à quelques-unes de vos questions au sujet de cette nouvelle vie à l’étranger en famille, mais je vous propose une série d’articles pour vous raconter un peu tout ce qui nous passe par la tête avant le grand déménagement. Tout ceci se base sur notre expérience personnelle, ce ne sont pas des règles à suivre absolument en cas d’expatriation en famille. Chacun réagit bien comme il veut.

Pourquoi s’expatrier en famille à l’île Maurice

Avant une expatriation en famille, ça me semble logique, on choisit sa destination avec soin. De nombreuses destinations se prêtent à l’expatriation en famille. Nous, on mettra le cap sur l’île Maurice. Pourquoi s’expatrier à l’île Maurice? C’est la question qui revient le plus souvent et c’est une question tout à fait légitime, sachant que nous, notre but, c’est surtout les États-Unis et la Californie. Après y avoir vécu trois ans sous visa I, nous avons demandé la carte verte pour aller y vivre définitivement. Je vous avais d’ailleurs écrit un article à ce sujet: Green Card: comment la demander? ça prend longtemps? combien ça coûte? N’hésitez pas à aller le lire. Pourquoi déménager à l’île Maurice donc?

  • Parce que le coût de la vie est moins élevé qu’en Belgique. Les prix augmentent partout dans le monde mais ça reste acceptable. C’est en tout cas moins cher que les USA (ce n’est pas difficile!).
  • Parce qu’à l’île Maurice, il fait souvent beau. Ce n’est pas Palm Springs, bien sûr. Le climat est tropical, donc il pleut régulièrement. Mais il y a de la lumière et du soleil la plupart du temps.
  • Parce qu’on parle anglais et français sur l’île et qu’on veut absolument qu’Ezra entretienne son anglais au maximum. Il est allé à l’école en Californie, puis en école internationale en Belgique, on fait le maximum pour qu’il progresse. Apprendre une langue quand on est jeune, c’est bien plus facile que lorsqu’on vieillit. On lui donne les moyens d’être parfaitement bilingue.
  • Parce que l’île Maurice propose actuellement un visa « télétravail » assez facile à obtenir. Il faut prouver que nos revenus proviennent d’un autre pays et qu’on a les moyens de subvenir à nos besoins pendant un an, au cas où. Le visa s’obtient pour un an et est renouvelable si on le souhaite. Ça veut dire qu’on ne fera pas de « business » avec les Mauriciens, je ne pourrai donc pas vous dire comment c’est de travailler dans son pays d’accueil.
  • Parce que le décalage horaire est idéal pour nos projets professionnels actuels. Par rapport à la Belgique, il y a deux ou trois heures de différence selon la période de l’année. On peut donc continuer à travailler en direct avec le plat pays.
  • Enfin, c’était un détail pour nous mais quelque part, c’est un peu rassurant: on y est déjà allés. Nous avons fait notre voyage de noces à l’île Maurice, il y a sept ans. Bon, je ne vais pas vous mentir: on logeait dans un hôtel de fou furieux (le Beachcomber de Trou aux Biches), on avait une piscine privée qui donnait directement sur la plage. L’hôtel était doté de sept restos et on restait sept jours. On n’a pas vraiment bougé de l’hôtel. On sait donc plus ou moins à quoi s’attendre et à la fois, pas du tout. C’est l’aventure et c’est excitant et un peu effrayant.
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Par quoi on commence quand on déménage à l’autre bout du monde

Évidemment, on commence par les démarches administratives. J’ai refait le passeport d’Ezra, qui était périmé, et j’ai demandé nos visas. Ensuite, il a fallu penser nos billets d’avions avant même de faire la demande de visa (nous en avions besoin pour obtenir nos papiers). Le Airbnb pour nos deux premières semaines sur place a été l’étape d’après. Mais ensuite: une fois qu’on décide de s’expatrier en famille, par quoi on commence?

Par savoir ce qu’on fait de nos affaires: on garde ou on vend?

La Californie et la Belgique sont séparées de 9000 kilomètres. 9000 kilomètres séparent aussi la Belgique de l’île Maurice. Par quoi on commence une fois qu’on décide d’aller voir ailleurs si on y est? Par décider ce qu’on fait de nos affaires. Lorsqu’on était en Californie, on avait décidé de garder une partie de nos biens: canapé, lit, quelques meubles, cartons de bouquins, de jouets, de fringues… On avait tout entreposé chez mes gentils beaux-parents (les pauvres!). Ca nous rassurait de savoir que si on revenait, on avait de quoi redémarrer notre vie directement.

Au final? Une fois qu’on est ailleurs, tout ça, ça encombre. En trois ans de vie en Californie, on a racheté des meubles, des lits, de la déco… Pas grand-chose mais pas plus ou pas moins que tout ce qu’on avait conservé. Quand on a dû rentrer en urgence en Belgique, on a mis nos affaires californiennes dans un storage. Et au final, ça fait deux ans qu’on paie un garage dans lequel se trouvent des meubles sans grande valeur, auxquels on n’est pas particulièrement attachés, et que ça nous soule un peu.

On ne fera donc pas la même erreur. Cette fois, on revend. On gardera une caisse ou deux. Avec des choses qui ont du sens, comme des albums photos, des livres qui ont de la valeur pour moi, et par exemple, le super circuit de trains en bois d’Ezra, qu’il a fait grandir au fur et à mesure des années et avec lequel il jouera toujours dans un an ou deux. Mais pour le reste, ciao. On a dit à Ezra qu’on revendrait ses jouets d’ici et que l’argent récolté servira à en racheter d’autres, là-bas. Il a accepté cette idée assez facilement.

Par choisir l’école

Depuis qu’Ezra est en âge d’être scolarisé, on choisit l’endroit où l’on habite en fonction de l’école dans laquelle on a envie de le mettre. À l’île Maurice, les expatriés sont rassemblés au nord de l’île ou à l’ouest. Et par la force des choses, les écoles sont rassemblées dans ce coin-là. J’ai bossé mon sujet, lu plein de choses sur des forums et des groupes Facebook, échangé avec différents expatriés déjà sur place, parcouru les sites de toutes les écoles privées à Maurice.

Je pourrais inscrire Ezra dans une école publique, mais les renseignements au sujet des écoles mauriciennes sont difficiles à trouver en ligne. Je ne le sens pas d’y aller à ce point à l’aveugle. J’ai donc étudié mes options parmi les écoles privées de l’île et j’ai jeté mon dévolu sur l’école Saint-Exupéry avec 12, 13 enfants par classe maximum.

Je ne voulais pas d’un grand établissement impersonnel de type lycée français mais c’est une décision propre à chacun. Certains seront rassurés de fonctionner comme sur le continent européen, moi j’ai envie de vivre autre chose, de sortir de la compétition, de la pression, de l’apprentissage classique.

Je vous en parlerai une fois qu’on sera là-bas et que j’aurai vu à quoi ça ressemble en vrai, mais j’ai eu la directrice de l’école en ligne et elle était adorable. Ezra sera avec des petits bilingues comme lui, venant des quatre coins du monde, et la classe « a vue sur les bananes ». Un petit détail qui m’a fait sourire quand la directrice me l’a glissé au téléphone. Je trouve que ça dit déjà beaucoup de l’univers dans lequel on va vivre les prochains mois.

Par savoir comment transporter le chat

Si on a un animal, s’expatrier avec lui peut être compliqué donc on s’y prend bien à l’avance. Faire venir son animal à l’île Maurice est une galère sans nom. D’abord, on a dû faire vacciner notre chat contre la rage, et maintenant, on attend les résultats de sa prise de sang pour savoir si le vaccin a fonctionné. Si pas, c’est galère: il doit avoir les « bons » résultats au minimum trois mois avant de partir.

Je pensais que le chat pourrait voyager avec moi, en cabine, comme c’est indiqué sur le site de la compagnie Air Belgium. En réalité, ça n’est plus le cas depuis le Covid: aucun animal ne peut entrer sur le territoire mauricien autrement que par cargo.

Il faut également engager un « broker » mauricien qui va se charger des formalités de douane de mon animal à l’aéroport. Il sera accompagné d’un vétérinaire qui emmènera mon chat en quarantaine pendant cinq jours (minimum). Ça fait une grosse semaine que je contacte 1000 compagnies aériennes pour trouver une solution et là, tandis que je vous écris, je crois en avoir trouvé une. Et si ça se confirme, ça sera vraiment le bonheur. Je vous raconte tout ça sur Instagram.

L’assurance santé

J’ai failli oublier de vous parler de l’assurance-santé, qui fait partie de l’un des premiers « postes » à prévoir quand on s’expatrie en famille. Je suis passée, pour ma part par Santexpat, dont je vous avais déjà parlé ici. On ne s’expatrie pas sans envisager les éventuels bobos. C’est déjà assez flippant de tomber malade, ça l’est encore plus dans un pays qui n’est pas le nôtre. Surtout que si on est mal couvert, les frais de santé peuvent s’avérer extravagants. Donc je préfère être blindée du côté santé: ça n’empêche pas le problème de survenir, mais ça soulage de savoir qu’on a des solutions.

Un constat identique, qu’importe l’expatriation en famille

En tout cas, pour la Californie comme pour l’île Maurice, le constat est le même: quand on choisit d’être expat, quand on veut vivre dans un pays étranger, il y a toujours des défis inattendus à relever, même si on a tout bien anticipé. Ça fait partie du challenge de l’expatriation en famille. Il ne faut pas se crisper et accepter chaque problème à la fois en se disant que tout a une solution. Pas toujours celle qu’on imaginait, mais croyez-moi, on trouve toujours. Et tout se met bien, finalement. Ça fait en tout cas des histoires à raconter.

Voilà en tout cas les premières étapes de notre nouvelle expatriation en famille. Si ça peut aider de futurs expatriés…

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