Il faut arrêter d’attendre et foncer quand on est prêt, pas quand tout est parfait

Il y a un truc que j’aurai appris en 2020, c’est qu’il faut arrêter d’attendre…

Il faut arrêter d’attendre le bon moment, la bonne personne, la bonne opportunité, l’occasion, la bonne idée.

Quand on a un truc qui nous anime, qui nous garde éveillé la nuit, qui occupe nos pensées le jour, il faut y aller, c’est tout.

On vit dans une époque où tout va tellement vite que ça n’a plus aucun sens d’attendre que toutes les conditions soient réunies pour lancer un projet ou concrétiser une idée. Ca ne veut pas dire qu’il faut foncer dans le tas n’importe comment. Mais il faut arrêter de peaufiner, de reporter, de revenir sur les derniers détails cent fois. Il faut arrêter de croire que les choses doivent être parfaites pour se mettre en place comme on l’espère.

Deux déceptions et autant d’enseignements

Exemple concret numéro un. Cette année, j’ai lancé un guide de Los Angeles en famille à télécharger en PDF. Il allait de pair avec un projet d’accompagnement de voyage en Californie. J’ai peaufiné mon guide pendant des semaines et j’ai cru qu’il fallait annoncer mon idée à un moment symbolique, genre en début de semaine plutôt qu’un week-end, au début d’année plutôt qu’au milieu du mois de décembre.

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Résultat? Quelqu’un avec qui je discutais sur Instagram depuis un moment a eu (presque) la même idée que moi mais en a parlé avant moi sur les réseaux sociaux et m’a fait passer, dans la foulée et avec un manque de classe absolu, pour une recopieuse. Je lui avais pourtant dit immédiatement que je travaillais sur cette idée, moi aussi, depuis des semaines, pour éviter tout malentendu.

Petite parenthèse: cet épisode m’a rappelé un autre enseignement
que je connaissais déjà mais qui a pris tout son sens à ce moment-là:
les gens (comme les choses d’ailleurs) ont l’importance qu’on leur donne.

La même « mésaventure » m’est arrivé plus récemment, sur un projet de podcast que je nourrissais depuis des mois sans avoir eu le temps de m’y consacrer. Entre un temps plein, un enfant et une pandémie, on fait ce qu’on peut… Je digère encore et puis je vous en reparle. Peut-être.

J’ai en tout cas compris deux choses.

Il faut arrêter d’attendre

J’ai compris qu’à trop attendre le bon moment ou à trop attendre simplement « de trouver le temps » sans rien faire de concret pour s’en libérer, nos idées n’avaient pas peut-être pas toujours l’occasion de briller comme elles le devraient.

J’ai notamment compris ça cet été grâce à Taylor Swift, que j’aimais déjà beaucoup avant mais que j’adore vraiment depuis. Elle a sorti l’album Foklore (une merveille). Sans tambour ni trompette. Elle a annoncé l’info quelques heures avant sa sortie, sur les réseaux sociaux, sans teasing interminable, sans campagne d’affichage dans toutes les grandes villes (à quoi bon de toute façon, tout le monde ou presque, était confiné). L’album a battu tous les records de vente.

Elle avait écrit sur les réseaux sociaux en annonçant la nouvelle: « Avant cette année, j’aurais probablement trop réfléchi au moment parfait pour sortir cette musique. Mais l’époque que nous vivons me rappelle tout le temps que rien n’est certain. Mon instinct me dit que si vous faites quelque chose que vous aimez, vous devriez simplement le proposer au monde. »

J’ai trouvé ça d’une simplicité tellement nécessaire. Et d’une pertinence folle.

Il faut arrêter de croire qu’on a besoin d’avoir l’idée du siècle

J’en ai tiré un autre enseignement: il faut aussi arrêter de croire qu’on doit avoir une idée originale, que personne n’a jamais exploitée avant, pour se lancer. Le monde est grand et quelqu’un, sûrement, ailleurs, a déjà envisagé et même mis en oeuvre le concept que vous espérez novateur.

On s’en fout.

Ce qui rendra votre idée exceptionnelle et convaincante, c’est que vous êtes caché derrière, que vous la porterez à bout de bras, que vous y croirez comme jamais, que vous y mettrez du coeur, de l’entrain, de l’enthousiasme, que vous y insufflerez de la joie. C’est votre personnalité qui fera de votre projet quelque chose auquel les gens adhéreront.

Il faut y aller quand on est prêt pas quand tout est parfait

Alors voilà, c’est exactement ce que je vous souhaite cette année: d’aller jusqu’au bout de vos idées, de concrétiser les projets qui vous animent depuis plusieurs semaines, plusieurs mois ou plusieurs années.

Ca ne veut pas dire qu’on doit se précipiter. Qu’on doit pas se jeter dans l’arène sans réflexion en amont ou sans avoir imaginé, préparé les choses. Se lancer n’est pas incompatible avec la slow life dont beaucoup ont compris l’importance cette année, depuis qu’on a tous été contraint de s’y plier. On peut prendre le temps de se recentrer, de ralentir, de reculer… pour mieux sauter. Mais à un moment, il faut sauter. Il faut sauter si on sent qu’on est prêt, même si tout n’est pas parfait.

Et ça vaut pour tous les domaines de la vie. Il n’y aura jamais de « bon moment » pour rompre, pour faire un bébé, pour changer de boulot, de vocation, de rythme, de vie, pour faire un deuxième enfant, pour prendre un congé parental, pour déménager, pour s’expatrier, pour penser à soi. Et c’est d’autant plus vrai depuis que le mot aujourd’hui rime avec pandémie.

Donc moi, cette année, je vais y aller à fond. Je vais arrêter d’attendre, je vais arrêter d’hésiter et je vais arrêter réfléchir aux heures de mes publications, aux dates auxquelles je crois qu’il est bien d’annoncer mes idées, à ce que j’ai le droit de dire pour ne froisser personne. Dans tous les domaines de ma vie, je dis stop à la stratégie et oui à la spontanéité parce que c’est elle qui met de la joie dans nos vies. Et on en bien trop manqué en 2020…

il faut arrêter d'attendre

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il faut arrêter d'attendre

3 Commentaires

  1. C’est très vrai ce que tu dis. Pour moi ça l’était surtout avec le fait de vivre en couple, d’avoir un enfant, de changer de job… Je l’ai fait quand j’ai eu envie, je ne suis pas quelqu’un de très hésitant de manière générale et plutôt du genre à me dire « on verra bien après ». Mais je ne l’avais jamais vu de manière plus large, sur des projets professionnels par exemple comme tu le décris, et pourtant c’est vrai dans le sens de l’opportunité comme dans celui de la déception. Je veux dire par là qu’à trop se dire aussi « en telle année je ferai ça », « à tel âge j’aurai accompli ça » on se met une pression folle.

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