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Famille + Couple

Le coronavirus et la limonade

Nous sommes en train de vivre un moment très particulier. Le coronavirus modifie les habitudes de chacun. Il en empêche certains d’aller travailler, certaines écoles ont fermé leurs portes, des vacances tombent à l’eau. Donald Trump vient d’annoncer une restriction des vols en provenance d’Europe vers les États-Unis pendant 30 jours. C’est embêtant. C’est râlant. C’est excessif, peut-être. Sûrement.

La vie quotidienne devient une succession de « et si? », de points de suspension, on a du mal à s’organiser, à se projeter. On ne sait pas sur quel pied danser. Tout le monde est impacté, à son échelle. Et tout le monde y va de son avis. On se fait engueuler quand on dit qu’on s’inquiète par ceux qui répètent que « ce n’est qu’une grosse grippe ». Et on se fait engueuler par ceux qui s’inquiètent si on prend la chose à la légère. On ne sait plus si on doit aller au bureau, si on s’embrasse, si on s’est assez lavé les mains, si on peut en rire un peu pour détendre l’atmosphère.

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Mais est-ce que ça vaut bien la peine de se plaindre? De plomber encore plus l’ambiance? De tout ramener à soi? De faire savoir aux autres que ce qui nous arrive est plus important que ce qui leur arrive à eux?

C’est un peu ce qu’on voit dans les supermarchés actuellement: certains partent avec 18 paquets de pâtes sans se demander si leur voisin aura à manger. Les stocks de produits désinfectants ont été volés dans l’école de mon fils. Dans une école… à des enfants… Des masques sont volés dans les hôpitaux…

Le coronavirus et les mesures mises en place font ressortir ce qu’il y a de pire chez l’être humain. Je trouve ça plus terrifiant que la maladie en elle-même.

Nos vacances prévues en Belgique à la fin du mois d’avril risquent d’être impactées, reportées, annulées. Comment on le vit? Comme on peut. On attend de voir. On vit au jour le jour.

Et c’est peut-être un rappel nécessaire dans notre société qui ne cesse de courir après le temps.

On est tous impactés.

Tous.

Personne n’est épargné.

Et certains le sont plus violemment que d’autres. Les indépendants qui ne doivent leur salaire qu’à eux-mêmes, les personnes âgées qui auront encore moins de visite que d’habitude et qui finiront, à terme, à mourir de solitude, maladie silencieuse mais pourtant bien réelle, ceux qui ont des problèmes de santé qui n’ont rien à voir avec le coronavirus et qui ne seront peut-être pas pris en charge comme ils le devraient à cause d’hôpitaux submergés, si ça dégénère. Je pense au personnel soignant aussi déjà fatigué et hyper sollicité pour qui ça ne risque pas de s’arranger dans les semaines à venir.

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Si vous ne faites pas partie de ces gens-là, dites-vous qu’en fait, vous n’êtes pas à plaindre. La négativité n’a d’ailleurs jamais changé quoique ce soit à une situation. Et mettre les choses en perspective permet souvent de se calmer un peu…

La situation actuelle nous permet de travailler notre capacité d’adaptation et recentre sur les choses importantes: la santé et la famille. Une bonne santé ne devrait jamais être tenue pour acquise. Être en bonne santé devrait nous donner des ailes. Ça devrait nous suffire pour être heureux. On devrait se lever tous les jours en se disant qu’on a de la chance, qu’on doit en profiter, qu’on peut réaliser tous nos rêves. Quand on a la santé, on peut tout faire, changer de vie, se réinventer, arrêter de subir un quotidien ennuyeux. Et si, en plus, on a la chance d’avoir une famille, des gens qui nous aiment et qu’on aime, avec nous, au quotidien… C’est le jackpot.

Cette période particulière, c’est le moment peut-être de revoir nos priorités. De ralentir. On y est forcés. Et peut-être que parfois, c’est nécessaire. On est invités à prendre soin les uns des autres. À faire attention de ne pas contaminer les grands-parents, qui n’ont pas forcément envie de mourir du coronavirus même s’ils sont vieux. À prendre notre rôle de parent à cœur en prenant du temps pour nos enfants dont l’école est fermée.

N’oubliez jamais que la vie, c’est ce qu’on en fait. Et que si elle vous donne des citrons, il vaut mieux en faire de la limonade.

Prenez soin de vous et vos proches.


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(3 commentaires)

  1. Depuis que mon Mini Loup s’est envolé sans prévenir, j’ai ancré en moi cette vérité qui te sert de conclusion. Je jour où je saurai re-rerentrer dans la vie, j’en ferai également la plus belle des chances…

  2. Merci pour ces mots si justes!
    Il m’est arrivé quelques fois dernièrement de prendre le temps de m’arrêter une minute pour bien réaliser à quel point nous sommes chanceux : nos enfants sont en pleine santé, nous aussi… Nous sommes plus riches que nous le pensons ❤

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