Famille + Couple

Le seul conseil d’éducation valable

Les gens ont des avis sur tout et surtout sur la manière dont vous éduquez votre enfant. Moi, je n’ai qu’un conseil à vous donner et, sans me jeter des fleurs parce que je n’ai rien inventé, c’est le seul qui soit valable: lâchez l’affaire… Laissez tomber la pression, arrêtez de vous prendre la tête et de ruminer les choses que vous auriez mieux pu faire… La vie est stressante, pas toujours très sympa, elle a son lot de défis et franchement, a-t-on vraiment besoin d’en rajouter?

Personnellement, j’ai arrêté de vouloir donner un bain tous les soirs. Si je n’ai, ce jour-là, pas envie de m’asseoir sur la cuvette des toilettes pour le regarder barboter; si j’ai l’impression de courir après le temps depuis qu’il est rentré de l’école parce que rien ne s’enchaîne comme il faut, je laisse tomber. L’hygiène de base suffit dans ces cas-là: les mains, le visage, les dents, merci, bonsoir. Personne ne s’en plaint ni n’en meurt. On verra demain pour le reste.

S’il décide de ne pas manger, j’ai deux options: m’énerver et le gaver, ou l’envoyer voir ailleurs si j’y suis afin de terminer mon repas sans choper un ulcère. Tout dépend de mon énergie du soir. Mais j’opte régulièrement pour la deuxième solution. Parce qu’en fait, moi aussi, j’ai envie de manger tranquillement. Déjà que la plupart du temps, je mange froid… Je me rappelle qu’un enfant se laisse rarement mourir de faim. Il reviendra dans quinze minutes et il aura le choix entre une pomme et une banane, et puis c’est tout.

Ezra dormait dans son lit quand il était petit. Désormais, son sommeil traverse une phase de turbulences: il se réveille souvent parce qu’il fait des cauchemars. Du coup, il débarque comme un zombie dans la nuit pour se glisser dans notre lit, entre son père et moi. Au début, l’un de nous se relevait systématiquement pour le remettre dans sa chambre. On discutait, rassurait, embrassait, attendait qu’il se rendorme et on finissait du coup complètement réveillé au plein milieu de la nuit. Alors qu’Ezra s’était déjà remis à ronfler, on zonait sur Instagram en soupirant et en sachant que la lumière bleue de l’écran ne nous aiderait pas à nous rendormir. Les matins n’étaient frais pour personne…

Depuis peu, j’ai arrêté de sortir de mon lit pour le remettre dans le sien. Parfois, quand je l’entends arriver d’une oreille, je lui dis qu’il est trop tôt, que je l’aime mais qu’on dormira tous mieux s’il restait dans son lit. Souvent, ça suffit pour qu’il fasse demi-tour. Si pas, ben tant pis… Ca va lui donner de mauvaises habitudes? Tant que ça n’arrive pas toutes les nuits, j’ai des doutes…

J’ai surtout l’impression qu’il est grand temps de profiter de lui, tant qu’il a encore envie de se blottir contre moi. Je sais surtout qu’au moins, on dort. Ca permet de mieux gérer la journée du lendemain. Je lutte encore et je le remets dans son lit quand j’ai le courage mais je laisse tomber si je suis vraiment crevée en me rappelant que je ne connais aucun ado de 16 ans qui a encore envie de dormir dans le lit de sa mère…

Alors voilà, je fais de mon mieux, souvent. Mais parfois, je n’y arrive pas ou je perds patience ou je n’ai pas le temps. Et vous savez quoi? Mon fils ne m’en aime pas moins. Jamais. C’est une constante dans la vie: les jeunes enfants aiment leurs parents. Même s’ils sont super nazes et qu’ils ne méritent pas cet amour. Ce qui n’est pas notre cas, n’est-ce pas? On a des ratés mais on ne l’est pas pour autant. Alors lâchez l’affaire et faites mieux demain, si c’est possible… Je suis certaine que tant qu’on embrasse, qu’on rigole, qu’on serre fort dans les bras, tout va bien, le reste n’est qu’accessoire.

Publicités

(12 commentaires)

  1. mais oui!!!! tout à fait! je suis également adepte de ces conseils! Je fais de mon mieux, à ma manière! Et mes filles ont l’air de se porter bien 😉 De toute façon, quoi qu’on fasse, il y aura toujours une personne « qui aurait fait autrement/mieux »! Je suis en accord avec moi-même et c’est déjà bien!

  2. je suis totalement d’accord avec toi. Quand ils grandissent après c’est moins évident. Avec ma fille de 10 ans, les problèmes de pré ado commencent et on est parfois démunis, punir, ne pas punir, accepter, ou pas… ca touche au développement émotionnel et on ne veut pas faire de betise….

    1. Oui, ça je veux bien imaginer que ça se complique… Je ne suis pas particulièrement impatiente d’y arriver. Je profite encore un peu de son jeune âge. Courage. <3

  3. Idem ici après 3 ans et 3 enfants: des parents parfaits c’est bien souvent des parents épuisés qui ne prennent aucun plaisir à être avec leurs enfants. Alors, si c’est pas tout comme dans les livres et les conseils de grande tante Mireille, ben … tant pis ! Mes nerfs s’en portent bien et tout le monde en profite.

    1. Trois ans, trois enfants, j’applaudis. Et c’est clair qu’il faut lâcher l’affaire. Là, on part au Texas dans 5 heures mais on devait finir deux, trois trucs pour le boulot tous les deux avant de partir. Ezra n’a pas école parce que ses profs sont parties en team building (en pleine semaine donc :D). Du coup il est 11 heures, il est encore en pyj, il a regardé la télé. Tant pis. Cette aprem, on sera focus sur lui. Et c’est tres bien comme ça.

  4. J’applaudis juste 🙂 Je n’ai pas d’enfants pour l’instant, mais c’est exactement comme ça que je me vois avec des enfants. Et ça fait du bien de le voir écrit en comparaison des images parfaites qu’on véhicule parfois 🙂

  5. Je suis bien d’accord avec toi. Il y a les principes… et les moments pendant lesquels ça devient compliqué de les respecter. 😉

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.