Enfant, etc

Non, 2 ans d’écart n’est pas (forcément) l’âge idéal entre deux enfants

C’est marrant: il y a une horloge dans la tête des gens. Depuis les 18 mois de mon fils, on me colle un coup de coude par-ci et on me jette un regard entendu par-là. On me rappelle qu’il est temps d’enfanter à nouveau sans quoi mon premier essai ne serait pas validé par la société. « Alors, c’est pour quand le deuxième? » Soupir, consternation, haussement de sourcils. « Non mais parce que deux ans d’écart, c’est quand même l’idéal. Tu gardes ta place en crèche, t’es prioritaire pour les inscriptions à l’école ensuite, et puis bon, de toute façon, tu ne dors pas beaucoup et t’es encore dans les couches… Autant faire le deuxième d’un coup, comme ça t’as pas le temps de t’interrompre et de te rappeler que c’est chouette d’avoir un peu d’air et de liberté. Tant que t’es dans l’élan… Continue, quoi! » J’entends ce type de refrain de toutes les bouches, et je ne comprends pas qu’on puisse penser convaincre quelqu’un avec des arguments aussi nazes. Je ferai le deuxième quand et si j’en ai envie un jour et ce n’est absolument pas la question de ce post. C’est plutôt la dernière phrase qu’on me sort en guise d’argument définitif qui me donne envie d’aborder la question principale de ce papier. Je cite:  » Et puis, bon, ça sera sympa: en étant rapprochés en âge, ils s’entendront super bien tes enfants. »

Jusque-là, je me contentais d’être agacée sans plus. Mais récemment, j’étais dans le Thalys et j’ai entendu un père de famille expliquer à ses collègues que son aîné et son cadet avaient 10 ans d’écart. « C’est dommage, ils ne seront jamais proches. » Je rejoignais ce soir-là ma petite soeur, de dix ans de moins que moi, à Bruxelles pour un repas en tête-à-tête au resto. J’avais envie de lui prouver par A + B la bêtise de son affirmation mais j’ai préféré remettre la fonction anti-bruit du casque que j’avais sur les oreilles. Et puis j’ai réfléchi et je voudrais juste rappeler à cette si bien-pensante société que non, on ne fait pas des enfants tous les deux ans juste pour se faciliter administrativement ou pratiquement la vie. On fait un môme parce qu’on a un truc qui nous chatouille les tripes, qu’on pense avoir les batteries assez chargées, du temps plein les poches et de la patience et de l’amour à revendre. Pas parce que c’est le moment (ça ne l’est jamais).

Depuis quand être proche de quelqu’un en âge suffit pour s’entendre? Depuis quand partager le même sang suffit, là encore, pour avoir des affinités? On peut être éduqué par les mêmes parents, sous le même toit, et développer des caractères diamétralement opposés. On s’imprègne tous de ce qu’on vit, des rencontres que l’on fait, des enseignements donnés par nos géniteurs: certains en suivant ce qui a été dit à la lettre, les autres en faisant exactement l’inverse. J’ai deux frères, un grand et un petit. Et une soeur donc. La plus jeune. Je me souviens de la robe que je portais (rose, qui tourne, avec cycliste intégré et des papillons sur le tissu) le jour de sa naissance. Dans ma tête, c’était toute une affaire, un grand moment, et je devais être à la hauteur. J’étais à l’âge où m’en occuper allait de soi. Bien sûr, j’étais contente: c’était une fille. Mais je me souviens surtout de la responsabilité que j’ai ressentie à dater de son arrivée sur terre. C’était ma soeur et j’étais assez grande pour prendre soin d’elle. Je me souviens l’avoir changée plus que de raison dans le dos de notre mère, juste pour le plaisir de la voir me sourire sur la table à langer. Je me souviens avoir été la chercher de temps en temps à l’école maternelle. Et bien des années plus tard, c’est à elle que je parle le plus.

On a dix ans d’écart mais justement: pas de rivalité possible. On a eu les mêmes parents mais on n’a pas vécu les mêmes choses en même temps avec eux. On n’a pas eu les mêmes amis, je n’ai jamais dû lui prêter mes affaires (mais je lui prête aujourd’hui spontanément avec plaisir), on a fréquenté les mêmes écoles primaire et secondaire mais on ne s’est jamais croisées dans la cour de la récré. Elle a grandi en entendant les gens lui dire qu’on se ressemblait très fort mais il n’y a jamais eu de conflit à ce sujet. Peut-être un peu d’agacement de sa part, au pire? Elle a sa vie, j’ai la mienne mais on se retrouve au milieu et c’est vachement bien.

J’ai vu des frères et soeurs avec deux ou trois ans d’écart s’ignorer au mieux, se disputer au pire. En étant de la même génération, on se bat un peu pour obtenir l’attention de ceux qui nous ont faits, on compare ce à quoi on a droit et ce que l’autre a reçu. On se pique des fringues, un iPod, on se prend la tête, on claque des portes et on soupire. L’aîné a grandi en ayant la pression: on lui a répété toute sa vie qu’il devait « montrer l’exemple ». Le plus jeune a l’impression d’avoir vécu dans l’ombre de l’autre. Avec dix ans d’écart, pas besoin de rouler des mécaniques pour montrer qui est le plus grand: tout le monde le sait, c’est écrit au coin des yeux, dans les sillons qui se creusent dans la peau de l’une et pas encore dans celle de l’autre.

Evidemment, avec deux ans d’écart, on peut aussi très bien s’entendre, se serrer les coudes et être complices. Tout partager: ses jouets, ses rêves, ses cauchemars, sa chambre. Chuchoter dans le noir et regarder les mêmes dessins animés, épaule contre épaule. Et quand c’est ça, c’est génial, c’est touchant, et ça donne probablement aux parents le sentiment du devoir accompli. Mais parfois, ça ne prend pas et c’est comme ça. Et c’est bien de le et de se le rappeler quand on a la pression pour enchaîner et qu’on ne pense pas en avoir vraiment envie… Faites donc un deuxième (ou troisième ou…) enfant quand vous le sentez, dans votre for intérieur, mais pas parce qu’on vous jure que « c’est mieux comme ça ». Le mieux de l’un n’est jamais le mieux de l’autre. Soyez bien dans vos pompes avant de remettre le couvert, c’est bien le seul conseil valable. C’est celui en tout cas que j’ai décidé de suivre.

(32 commentaires)

  1. C’est un très joli billet !
    Je pense qu’il n’y a pas vraiment de règles, que ça dépend du caractère des enfants, de celui des parents, de l’environnement dans lequel tout le monde évolue à un moment donné. J’ai six ans d’écart avec ma soeur et malheureusement on a toujours eu beaucoup de mal à s’entendre, ça commence tout doucement à s’arranger seulement maintenant qu’elle sort de l’adolescence. L’écart d’âge n’a pas empêché la rivalité, malheureusement. Cela dit c’est vrai, on se serait peut-être très mal entendues même si on n’avait eu que deux ans d’écart !
    Quoiqu’il en soit je pense qu’il faut faire un deuxième enfant seulement si on en a envie, et surtout quand on en a envie !

    Aimé par 1 personne

  2. Très bel article ! De toutes façon, « les gens » y trouvent toujours à redire. Il faut des enfants rapprochés, mais pas trop hein ! les miens ont 15 mois d’écart et on sous-entend souvent qu’on aurait pu attendre un peu, ça aurait été plus facile… Pfff. La complicité entre frères et soeurs, ça ne se planifie pas, ça dépend des enfants, des parents, de la place dans la fratrie et aussi (mais pas seulement, donc) de l’écart d’âge.

    Aimé par 1 personne

      1. Je suis entièrement d’accord avec vous, l’écart d’âge ne change rien. J’ai 2 sœurs de 4 et 6 ans de plus, je me suis toujours plus entendue avec ma sœur aîné (6 ans de plus que moi). Quand à mes enfants , ils ont 14 mois d’écart, et tout comme vous, ma mère m’a dit que je n’arriverais jamais à m’en occuper, et que je serais opérée 2 fois en 1 an (césarienne), ma cousine et ma tante m’ont soutenues. Tout s’est très bien passé, ils s’entendent très bien. L’auteur de cette article a elle aussi raison si on veut un autre enfant, faut attendre le bon moment ! Personne ne doit « forçer » quelqu’un à faire un enfant.

        J'aime

  3. Ton article me parle. Il y a deux ans d’écart entre mes deux premières, et si c’était à refaire, eh bien je ne le referais pas. Pas à cause du résultat d’aujourd’hui: ma cadette est superbe, je l’adore, et elle et l’aînée ont une belle complicité, les mêmes centres d’intérêt. Je ne le referais pas, parce que j’ai morflé. Mais morflé ma race. Avec une deuxième qui n’a toujours pas trouvé sa place, et qui m’a fait vivre un enfer pendant de longs mois. On parle souvent de l’enjeu des écarts entre enfants sous l’angle de la fratrie, mais rarement sous l’angle parental. Je peux en témoigner: je savoure beaucoup, beaucoup plus l’arrivée de ma dernière (4 ans et 6 ans d’écart).

    Aimé par 1 personne

    1. C’est mon angoisse totale perso. A priori y en aura qu’un par ici… Mais si y en a un deuxième (y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis), Ezra aura AU MOINS quatre ans. Pitié, qu’il puisse enfiler son slip tout seul d’abord… 😀

      Aimé par 1 personne

      1. Je te comprends même si ce n’est pas du tout l’autonomie qui m’a posé problème. Ma cadette est une personnalité complexe qui nous met encore régulièrement en difficulté aujourd’hui.

        J'aime

  4. Je pense aussi qu’il n’y a pas de règle. ça dépend de tellement de facteurs et aussi du caractère des enfants. J’ai trois ans de différence avec mon frère et je ne peux pas dire qu’on ne s’entend pas mais ce qui est sûr, c’est qu’on est comme les deux pôles. Plus différents, tu meurs.

    Aimé par 1 personne

  5. Merci pour ton billet qui exprime exactement ce que je pense sur ce sujet! Et vu que mon petit bonhomme atteint les 18 mois, je commence à les avoir ces regards: et le deuxième? Et la phrase : comme il ne jouera pas seul. Euh, je ne ferais pas un enfant pour occuper mon premier en fait, mais parce que j’aurais envie de recommencer et d’agrandir la famille d’un individu à part entière.Ça m’agace!

    Aimé par 1 personne

  6. joli billet et je reconnais mon histoire dedans !!!!!

    J’ai 18 mois d’écart avec ma grande soeur, et c’était une grande plaie (tout ce que tu as écrit). J’ai plus d’écart avec ma petite soeur, de 4 ans. C’était pas facile quand j’étais jeune, c’est surtout quand j’ai eu 10 ans, que c’était bien.

    Enfin bref, comme tu dis, c’est sot de faire de presser les gens pour faire des enfants juste pour l’administration et être dans le mood. ça m’énerve aussi !!!!!!!!!!!!!!!

    pour ma part, j’ai une fille qui a dix mois…. je ne me sens pas du tout de faire un autre bébé, car je veux m’occuper d’elle et pas avoir un autre enfant dans les bras, ce serait vraiment trop dur pour moi. et sûrement pour elle aussi du coup, et pour tout le monde.

    Mais j’ai entendu, comme toi, ces sortes de pseudos conseils à la con…. je me demande si j’ai une tête aussi débile pour qu’on me donne des conseils comme ça, mais apparemment, c’est le lot de tous les jeunes parents !!!! je me sens mieux, c’est pas moi le problème lol

    Aimé par 1 personne

  7. Ah ça, les « encouragements » souvent lourdingues des gens à mettre en route le deuxième parce que le premier vient d’avoir 18 mois… La subtilité dans toute sa splendeur (surtout quand bébé 1 est déjà un miracle et qu’on ignore bien si un deuxième sera simplement envisageable). Bref. J’ai neuf et vingt ans d’écart avec mon frère et ma demi-soeur et ce n’est que du bonheur! Alors, en effet, avec mon frère, la complicité est née sur le tard mais qu’est-ce qu’elle est forte, aujourd’hui! Je suis à la fois sa confidente, sa protectrice, une soeur-tata, en gros. Lui, c’est mon accolyte pour faire l’idiote comme il y a dix ans et ma bouffée d’oxygène. Quant à ma demi-soeur, j’ai quasiment pu la voir naître, je l’ai choyée comme une maman et ne regrette rien! 🙂 Tu le dis merveilleusement bien: « On fait un môme parce qu’on a un truc qui nous chatouille les tripes, qu’on pense avoir les batteries assez chargées, du temps plein les poches et de la patience et de l’amour à revendre. Pas parce que c’est le moment (ça ne l’est jamais). » Rien à ajouter.

    Aimé par 1 personne

  8. Punaise mais qu’est-ce que ça fait du bien de lire ton billet ! Je pense EXACTEMENT comme toi. J’ai eu le droit aux mêmes sous-entendus.J’ai moi aussi une soeur qui a 10 ans de moins et j’ai toujours adoré notre relation 🙂
    Et maintenant que je suis de nouveau enceinte (les 2 loulous auront un peu plus de 3 ans d’écart – et c’est une grossesse qui n’était pas prévue), eh bien j’ai le droit à d’autres sous-entendus pénibles : le débat fille/ garçon ^^
    Allez, bon courage à nous 😉

    Aimé par 1 personne

  9. Tout est dit!
    Ici aussi deux grandes sœurs de 7 et 9ans et demi de plus que moi et j’ai toujours été en bon terme avec elles qui malgré leur fameux 2ans d’écart se prenaient le choux sans cesse! Aujourd’hui j’ai deux garçons de 2ans d’écart un peu malgré moi (pma pour le premier et le deuxième a fait une apparition surprise) et j’ai même envie de dire que cet écart est ultra difficile pour les parents tant moralement que physiquement et financièrement! Ce mythe du deux ans… bravo pour cet article

    Aimé par 1 personne

  10. Tellement de vérités dans ton article.
    Le peu d’années d’écart (ou au contraire le grand nombre d’années) ne créé pas des affinités. Mon frère et moi avons 4 ans d’écart. On était extrêmement proches étant petit, jusqu’au jour ou quelque chose s’est brisé. On s’entend, on prend des nouvelles, mais on n’est plus proche. On fait parti de la même famille, point. Ça ne signifie pas qu’on ne s’aime pas, juste que nous sommes très (trop) différents l’un de l’autre pour être vraiment proches. Ça n’empêchera pas que le jour où il aura besoin de moi, je serais là. Et vice versa. Mais on ne va pas au resto ensemble, on ne partage aucune passion en commun, on ne part pas en vacances ensemble.
    A contrario, avec mon demi-frère on s’entend comme cul et chemise. Vacances, week-end, etc. On a deux ans d’écart mais on s’est « connu » à 13 et 15 ans, quand nos parents respectifs se sont rencontrés. Et ça a tout de suite collé. On n’est pas vraiment frères et soeurs, on n’a pas le même sang. Mais on s’entend particulièrement bien.

    Tout ça pour dire que ce n’est pas l’âge qui créé une affinité, mais les personnalités. Alors non, il ne faut pas faire d’enfant car « c’est mieux ». Tu as bien raison : il faut faire des enfants quand on sent que c’est le même. Peu importe s’il y a 1 an, 2 ans ou 8 ans d’écart.

    Je te souhaite une belle journée,
    Léa

    Aimé par 1 personne

  11. On est célibataire : « alors ça va comment les amours ? ». On est en couple : « alors c’est pour quand le mariage? ». On se marie : « alors c’est pour quand le bébé ?. ». On a un bébé : « alors c’est pour quand le petit deuxième ? ». C’est assez dingue cette pression sociale insufflée par notre entourage… même s’ils ne pensent pas à mal, bien entendu !
    On vient d’avoir notre première fille, elle a 2 mois tout pile aujourd’hui et c’est déjà une phrase que l’on a entendu… C’est lourd c’est clair !

    J'aime

  12. #LesGens
    Je suis totalement d’accord avec toi…
    J’ai cinq ans et demi avec la soeur qui me suit, 7 avec la suivante et 10,5 avec la petite dernière et on est une fratrie plus que soudée. J’ai autant d’échanges avec toutes.
    C’est génial.
    J’ai toujours été révoltée par les personnes qui disaient ce genre de choses (spéciale dédicace à la harpie qui sert de femme au meilleur ami de mon chéri). Enfin bref, j’imagine que c’est une manière pour eux de se rassurer.
    En attendant, bien que persuadée du bien fondé de ce que tu dis et que partageant ton point de vue, je suis plus perplexe en ce moment. Le temps passe et il me fait peur. Mon désir d’enfant contrarié anime ce type de peurs que je pensais pourtant que je n’aurai jamais. Incohérence… 🙂

    J'aime

  13. J’ai pas mal d’écart avec mes frères (dont je suis proches) et mes enfants sont rapprochés. Au vu de ma propre expérience et de celle de mon entourage je suis persuadée qu’il n’y a pas d’écart d’âge idéal. Mon avis est que c’est plus une question de caractère que d’écart d’âges… et aussi une question d’éducation : est ce qu’on laisse inter agir les enfants entre eux par exemple ?
    Merci pour ce coup de gueule 🙂

    J'aime

  14. Mon Dieu comme vous avez raison. Quand les gens arrêteront-ils de vouloir régenter la vie des autres ? Pourquoi toujours cette envie de faire entrer chacun dans un moule, de vivre selon une logique sociétale et regarder de travers ceux qui ne souhaitent pas s’y conformer.
    Par ailleurs, merci pour votre blog. Très sympa et très amusant à suivre.

    J'aime

    1. Chez nous aussi on est quatre et on s’entend tous assez bien mais différemment. Et il y a eu longtemps les teams des « grands » et « petits ». Je me rends compte en te lisant qu’en fait la frontière s’est effacée avec le temps. MON DIEU ON EST TOUS GRANDS MAINTENANT. 🙂

      J'aime

  15. Merci pour ce post qui fait tellement du bien! Je suis fille unique et je n’ai jamais souffert de solitude contrairement à ce que l’on peut penser… J’ai toujours su m’occuper/m’amuser/me débrouiller seule quand il le fallait, et j’ai toujours su me faire des amis. Je connais d’ailleurs mes 3 meilleures amies depuis 30 ans, et la relation qu’on possède est aussi voire plus forte que celle que des soeurs pourraient avoir, car on s’est choisies 🙂

    Mon fils va bientôt avoir 1 an, et avec son père on imaginait à la base avoir deux enfants. Mais même si E. est un petit gars super, facile, et qu’on l’aime de toutes nos forces, on a décidé d’être honnêtes avec nous mêmes; on survivrait pas à un deuxième bébé. haha On sera heureux à trois, peu importe ce que « les gens » pensent!

    PS (Pour le fameux « deuxième », on m’a posé la question dès mon retour au travail, après mon congé mat de 4 mois… Sérieusement comme c’est lourd.)

    J'aime

  16. c’st marrant, comme quoi les gens ne sont jamais contents….moi j’ai l’inverse…j’ai commencé à vouloir un second enfant vers les 1 an et demi du premier (pas par volonté qu’il ai tant d’écart, juste par envie bien égoïste et j’assume), mais j’ai eu droit à des reproches. comme quoi c’était trop tôt, pour moi pour lui. Aujourd’hui encore quand il dit qu’il veut une petite soeur, ils rigolent et lui disent « oulà c’est un peu tôt laisse ta maman respirer ». Euh….et si on se mêlait juste de ce qui nous regarde en fait ? Maintenant on me dit « oulàlà vu ce qu’il est choyé ça va être dur pour lui un deuxième ». Ah ben ça c’est sur hein, et sinon je peux penser par moi-même ?
    Et si je ne l’avais souhaité que dans 10 ans on m’aurait dit « olà tu vas arriver à repartir là dedans ? il est trop grand il va pas aimer ».

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s