Ezra aime ça

Deux célèbres poussettes au banc d’essai: points forts, points faibles, en toute transparence

Je l’avais promis ici: la poussette Bugaboo utilisée durant les 18 premiers mois de la vie de mon fils ferait l’objet d’un article. J’ai décidé de vous parler également de la MacLaren Quest, plus légère et plus compacte, achetée tout spécialement pour notre déménagement en Californie. Je vous fais le topo et vous donne les points forts, les points faibles, en toute transparence, des deux poussettes. Un post pratico-pratique qui peut vous aider avant l’achat de cet indispensable qui coûte un bras.

La Bugaboo Cameleon est la poussette des stars. Miranda Kerr, Gwen Stefani, Charlotte Casiraghi ont toutes promené leur progéniture dans ce petit lit à roulettes. Est-ce que ça en fait un gage de qualité? Un peu. En résumé, elles sont riches et peuvent se payer la poussette de leurs rêves sans réfléchir, elles ont opté pour celles-là, on suppose donc que c’est un peu la Rolls-Royce des rayons de puériculture. Il m’a fallu quelques jours pour comprendre le fonctionnement de la poussette: comment monter la nacelle, comment replier le châssis, comment installer le siège et le mettre dos ou face à la route, comment changer la capote… La Bugaboo Cameleon n’est pas la plus simple à comprendre mais c’est comme pour tout, une fois que tu as assimilé le fonctionnement, le geste devient (presque) automatique. La Cameleon est full options: elle accompagne du coup les enfants de la naissance jusqu’à théoriquement 3 ans (ou en tout cas 17 kilos).

Bugaboo Cameleon

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Les point forts

J’ai été bluffée par sa solidité: tu sens que pour le prix (elle est vendue à partir de 999 euros), on ne s’est clairement pas moqué de toi. Les tissus sont épais, le châssis robuste. Tu sens ton enfant en sécurité et c’est agréable à pousser. Vu qu’elle est solide, elle dure longtemps et traverse les générations. Ma soeur, de dix ans ma cadette, en profitera un jour (lointain) quand elle enfantera. Énorme big up à sa maniabilité. Je me souviens de la difficulté qu’une de mes copines a eue, lors d’une semaine de vacances, pour faire zigazaguer le bolide dans lequel se trouvait sa fille entre les chaises du buffet-restaurant. Ce jour-là, j’ai compris la facilité de déplacement que me permettait ma poussette. Tu te faufiles partout, les roues sont hyper réactives, et elle absorbe les chocs à la perfection. Sur les trottoirs mal entretenus de Bruxelles, c’est pas mal. Autre point fort: la nacelle, c’est mignon mignon mais ça ne dure qu’un temps donc quand Ezra est passé au siège assis, j’ai bien aimé ses différentes possibilités d’inclinaison. Tu peux mettre le petit le dos bien droit, le coucher complètement bien à plat (avec les jambes surélevées) ou choisir la position intermédaire, en mode chill. Et tu mets le siège face à toi ou face à la rue, au choix. Bref, tu peux tout à fait accompagner le développement de ton enfant, ça se fait en douceur, c’est très chouette.

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Coup de coeur encore pour les capotes qui cachent un petit morceau de tissu supplémentaire dans leur tirette, qui permet d’abriter nos enfants du bruit et les plonger dans le noir. Vous me voyez venir? Ezra a dormi comme un loir dans des endroits incongrus grâce à ce stratagème intelligent. Il existe des capotes estivales, avec aérations sur les côtés (et possibilité de voir le monde très appréciée du loupiot) et ouverture par-dessus. Là encore, c’est un détail sympa. Et enfin, les chancelières, ces petits sacs de couchage dans lesquels glisser bébé, sont moelleuses, accueillantes, toute douces. En hiver, le voir et le savoir bien au chaud dans sa petite couette me satisfaisait beaucoup. S’il en existait à ma taille, j’en aurais déjà achetée une pour moi.

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Les points faibles

Parmi les points faibles, je citerais le fait qu’il faut deux mains pour la replier et la mettre dans le coffre. Avec un bébé en bas âge, ça prend un certain temps. Il faut le mettre dans la voiture, séparer le siège de la poussette ou la nacelle du châssis, replier ce châssis, le mettre dans le coffre et par-dessus déposer le siège ou la nacelle en espérant ne pas salir le tissu. Qui est certes lavable en machine mais bon… Je me suis aussi souvent énervée parce que replier le châssis envoyait immanquablement les roues poussièreuses sur ma jambe de pantalon. Mais vu que j’ai deux mains gauches, il est possible que ça soit uniquement de ma faute. Autre point noir: il faut acheter les adapteurs pour siège auto à part et ils coûtent 40 euros. Vu le côté pratique et indispensable du siège auto à mes yeux, ils devraient les proposer dans le pack de départ. Pour faire une course rapide, c’est beaucoup plus simple de sortir le maxi-cosi et de le clipser sur la poussette que de déposer le petit dans une nacelle pour le remettre ensuite dans son siège.

En résumé

J’ai adoré promener mon petit dans sa poussette de stars, j’ai aimé son look moderne et actuel, qu’on peut personnaliser à l’envi et il y a des designs super originaux, j’ai bien aimé les multiples accessoires proposés (et notamment le porte-gobelet pour le café qui fait aussi office de porte-biberon et le sac organisateur qui me suit encore partout aujourd’hui). Je l’ai trouvée super agréable à pousser: en ville, sur le sable en vacances et dans la neige à la montagne, elle ne m’a jamais déçue. J’ai moins aimé son côté encombrant dans mon petit appartement bruxellois de l’époque. Bugaboo mettra en vente dès le 1er mars une nouvelle poussette: la Fox, présentée comme encore plus confortable, et qui se replie en une seule pièce. Et ça, c’est vraiment cool… Vous pouvez déjà la découvrir online ici et en gif juste ici:

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La MacLaren Quest

Les points forts

J’ai mis au monde un grand bébé qui est devenu un grand garçon très vite. Il dépasse tous ses petits camarades de quelques centimètres. Il est tout en longueur et tout en muscles. Chez moi, la Bugaboo a vite montré ses limites: il touchait la capote de la tête à 17 mois. Finalement, ça ne tombait pas plus mal: vu qu’on s’envolait vers des cieux lointains et ensoleillés, on a décidé de faire l’acquisition d’une nouvelle poussette plus facilement transportable. Après une traditionnelle étude de marché virtuelle, j’ai opté pour la MacLaren Quest. Le châssis est en aluminium, ce qui la rend plus solide que bon nombre de ses congénères pliables. On la plie en un coup de pied et une lanière permet de la porter sur son dos. Elle est plutôt légère (5,6 kilos). Ca m’a déjà servi quand j’étais seule avec Ezra pour monter ou descendre une volée d’escaliers.

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Comme la Bugaboo Cameleon, elle a différentes positions d’assise et on dira ce qu’on veut, mais on dort mieux couché et les enfants ne font pas exception à cette règle. Le sommeil n’est pas mon obsession mais je fais toujours attention à l’environnement que je propose à Ezra quand vient le temps de sombrer. Un enfant reposé est un enfant détendu et nettement plus facile à vivre pour ses parents, n’est-ce pas? Pour un confort maximum, elle est dotée d’un repose-pieds extensible qu’on peut relever au besoin. Un petit détail que j’ai trouvé plutôt pratique et qu’Ezra a bien aimé. Je l’ai souvent vu s’installer les plantes de pied l’une contre l’autre, couche aérée et genoux bien écartés (position super classe mais là où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir!).

La Quest peut accueillir des enfants jusqu’à 25 kilos, elle laisse donc de la marge. Je n’ai pas testé l’affaire mais on peut y ajouter une nacelle adaptée et elle peut du coup accueillir les nouveaux-nés. Le spectre d’âge et de poids est donc plus large que la Bugaboo et le prix est moindre, ça vaut peut-être le coup d’envisager la question pour ne pas multiplier les achats. Ici aussi, la capote anti-UV est extensible même si elle va moins loin. Cela dit, Ezra a atteint l’âge où il replie la capote de lui-même parce qu’il veut voir le monde donc elle n’a qu’un intérêt limité. Il ne l’accepte que si le soleil californien tente de lui brûler la face.

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Les points faibles

La conduite est agréable mais ça n’a évidemment rien avoir avec la facilité de déplacement d’une Bugaboo. En même temps, c’est normal: on n’est pas du tout dans la même catégorie de prix: la Bugaboo coûte un peu plus de 1000 euros, la MacLaren environ 300 euros. Impossible d’accrocher un sac à langer aux poignées: dès qu’on en sort l’enfant, la poussette vacille en arrière. La mienne est tombée un nombre incalculable de fois, rien que d’y penser, ça me fatigue. Même si la démo en ligne te fait croire que tu peux mettre plein de trucs dans le panier sous l’assise, on ne peut pas y mettre grand-chose. Elle est bien moins confortable parce que nettement moins rembourrée qu’une poussette adaptée au premier âge. Elle est surtout prévue pour les enfants qui tiennent déjà assis selon moi.

En résumé

On avait acheté la MacLaren tout spécialement pour la Californie et la compagnie aérienne l’a égarée avant même notre pied sur le sol américain. C’est ce qui s’appelle avoir la baraka. Je vous passe mes envies de meurtre… On a trouvé une solution assez rapidement: on s’est rendu chez Babies’r’us pour un tour du propriétaire… J’ai fait rouler à peu près toutes les poussettes citadines proposées dans les rayons et… j’ai fini par acheter une MacLaren parce que c’est cette marque-là qui me semblait vraiment la plus fiable, la moins gadget. J’ai acheté la Triumph, un modèle simplifié de la Quest. Il n’y a pas une énorme différence entre les deux, elle fait juste un peu plus cheap (et encore, il faut le dire vite) et elle coûte surtout un peu moins cher (235 euros en ligne).

J’espère avoir pu vous aider à y voir plus clair. N’hésitez pas à me poser vos questions ou à partager vos expériences dans les commentaires.

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